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Etudiant en art et ethnologie, rêveur et grand amateur de surfaces libres.

À tout les visiteurs !

Je m'intéresse particulièrement aux sujets politiques qu'ils soient sensibles ou non, je ne suis affilié à aucun groupe politique. Néanmoins je ne suis pas apolitique car je pense que chaque être humain est politique.

Les articles et documentaires que je partage ici posent des questions mais ne reflètent pas nécessairement mon point de vue dans sa totalité sauf si je suis l'auteur du document partagé.

J'ai créé cette plateforme afin de mettre en avant un certain type de contenu, d'informations qui me semblent pertinentes et je vous encourage à faire le tri à votre guise.

Le débat est ouvert !

Bonne visite !

PS : Vous pouvez aussi me retrouver sur http://99lefanzine.com/

Pays Riches, Pauvreté Extrême


Article source d'Agoravox écrit par Tanguy


Voici plusieurs mois que des nouvelles alarmantes nous proviennent des USA : des « villes de tentes » se dressent, nombre de personnes vivent dans leur « mobil-home » devant leur maison saisie, des personnes âgées ayant cotisé pour une pension durant plusieurs dizaines d'années sont contraintes de chercher un emploi rémunéré car leur employeur est en faillite (lien) ou que les revenus de leur épargne se sont évanouis dans l'une des grandes faillites qui ont eu lieu. Plus grave encore, l'insécurité alimentaire est présente et une large part de la population a connu la faim ou des restrictions sévères, à tel point que des chaines de télévision ont fait des reportages dans les écoles, posant la question « qu'est-ce que cela fait de ne pas manger ? » !(lien)

Plus près de nous, les populations grecques sont aussi victime de ce qu'il est convenu d'appeler « la crise » : chômage massif, faillite des petits commerçants et entrepreneurs, augmentation sans précédent des prix de l'énergie, baisses drastiques des salaires, nouvelles taxes sur « tout et n'importe quoi » : maisons, voitures, énergie,... Les Grecs sont maintenant, pour une large part, paupérisés et proches de ce que l'on peut appeler la misère.

Témoignage d'un français d'origine grecque





note : Madame Kremastinou, directrice du Centre de Prévention a bien annoncé cette recrudescence des cas de SIDA et avancé l'explication de la prime !!! Il y a d'autres explications à l'épidémie, voir note en bas d'article

En France aussi, la situation sociale se dégrade très rapidement et de nombreuses personnes et associations essaient d'alerter leurs dirigeants et leurs concitoyens de ce qui est en train de se passer, mais restent inaudibles, leurs cris étant noyés dans le brouhaha permanent entretenu pas la société du spectacle. Des informations émergent tout de même : augmentation drastique des personnes ayant recours à l'aide alimentaire, plus de huit millions (8,000,000) de personnes ayant des difficultés à se chauffer -dont de nombreux propriétaires de maison unifamiliale, augmentation du chômage, …. Cette situation fait dire à Julien Lauprètre qu'un "raz de marrée de pauvreté s'installe sur la France"




D'autres pays sont dans la même situation : le Portugal, l'Espagne, l'Italie, l'Irlande, bientôt la Belgique... Tous les pays de la « zone euro » sont touchés et sont appelés à connaître la même situation que la Grèce, même si l'intensité de leurs malheurs variera. Cette pauvreté risque de s'accélérer à cause de la situation économique et des mesures prises mais aussi des attaques de plus en plus violentes contre les systèmes de protection sociale, attaques qui se matérialisent à nouveau par des "notations" d'agences internationales qui, malgré leurs cuisants échecs dans l'évaluation du risque des entreprises cotées, se mettent à "analyser" les comptes des hopitaux, des chemins de fer... (lien)

Une fois ceci lu, la réaction habituelle est d'avoir une pensée compatissante pour toutes ces personnes et de s'en retourner à ses préoccupations quotidiennes, certain de sa valeur et de sa place dans la société et confiant en ses possibilités d'avenir. La télévision divertit et les possessions actuelles rassurent : possession d'une maison, d'une voiture, salaire honorable permettant de faire face à des imprévus, voire petite « fortune personnelle » allant de quelques milliers à quelques millions d'euros permettant de ne pas craindre une période de chômage...

Cette manière de faire n'est plus de mise, tant les ressorts de la crise actuelle sont puissants et laisseront peu de personnes indemnes de ses conséquences. Les politiques sont actuellement menées par ceux-là même qui ont conduit les pays de la zone euro dans cette situation, utilisant les techniques de choc permettant à leurs commanditaires de prendre les rennes des affaires, débarrassés qu'ils sont des contraintes sociales et politiques (lien). Leur faire confiance alors qu'ils persévèrent sur cette voie est faire preuve d'un aveuglement coupable ou d'une bêtise sans borne.

Nombres de solutions existent, tant au niveau d'un rééquilibrage de la fiscalité (note) que de la lutte contre la criminalité et les paradis fiscaux, que du refus de payer les "dettes illégitimes" des états. Tout cela est faisable sans sortir du droit, à l'inverse de ce qui se passe actuellement au niveau européen, et sans "changement de système" (ce qui serait pourtant hautement souhaitable), sans "révolution", émeute ou autre cas de figure extrême...

Ces solutions sont possibles à mettre en place. Il faut garder les données de base à l'esprit : les pays de la zone-euro sont considérés comme des "pays riches", qu'ils possèdent des infrastructures considérables et une population hautement qualifiée (qui malheureusement est de moins en moins cultivée pour être de plus en plus "employable"), que le capitalisme est, depuis de nombreuses années en "crise de surproduction". Ces fondamentaux ne sont pas compatibles avec l'idée qu'il faille diminuer les ressources des populations pour que "tout aille mieux". Il faut se rappeler aussi qu'un des fondements du capitalisme est l'accroissement du profit et que la manière la plus simple d'accroitre le profit est de diminuer le salaire (car la production est la somme des profits et des salaires). La limite est donc, dans la configuration actuelle et si rien ne change : LE BOL DE RIZ !

Peut être cela ne suffira-t-il pas, peut être les populations sont elles trop amorphes et abruties pour se rendre compte de quoi que ce soit ? Ou trop cynique ? Après tout, elles ont montré une insensibilité totale face aux soufrances des populations africaines victimes d'un "génocide par la faim" entretenu par ceux-là même qui prennent aujourd'hui leur destin en main, une insensibilité totale aussi pour le peuple palestinien vivant dans des conditions épouvantables depuis des décennies, une insensibilité totale face aux souffrances des habitants de Cuba victimes d'un embargo aussi injuste qu'inhumain, une insensibilité totale face aux populations libyennes qui furent détruites sous leurs yeux par leurs soldats et pour lesquelles elles continuent de marquer leur mépris, acceptant des discours tels celui du Ministre Reynders déclarant, heureux, "grâce à la Libye, on écoute la Belgique à l'OTAN" ou comme celui du Ministre Juppé déclarant que "l'intervention française en Libye est un investissement sur l'avenir". Entendront-elles les bruits de bottes qui grondent ? Seront elles plus vigilantes pour elles-même et leurs enfants ? Auront-elles la capacité de réaction nécessaire ? Peut-être, si chacun y travaille sans délai !


Notes 

En Belgique, 50 sociétés affichent un bénéfice total de 42,7 milliards d’euros, sur lequel elles payent à peine 0,2 milliard d’impôts. Soit un taux d’imposition de 0,57 %. Si elles avaient payé le taux normal de 33,99 %, l’état aurait économisé 14,3 milliards(voir Le Soir).En France, plus de 50 % des niches fiscales et sociales sont inefficaces ou inutiles, selon un rapport remis au Parlement. Les supprimer permettrait à l'État français d’économiser près de 40 milliards d’euros par an !!!(France24)

Note sur les recrudescences de cas de SIDA en Grèce : même si les propos de Madame Kremastinou ne doivent pas être remis en cause, d'autres facteurs à notre sens plus significatifs jouent. Une augmentation de l'usage de drogue et un coût important pour se procurer des seringues est l'explication avancée par BFM qui a mené l'enquête. Des personnes se sachant séropositives et ayant voulu garder l'anonymat peuvent être poussées à demander maintenant cette fameuse prime...





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Koweïtgate : après l’Etat français, M. Basano attaque le Koweït en justice


Source de l'article


Le 7 décembre 2011, l’avocat Emmanuel Ludot a assigné l’État du Koweït pour le compte de Christian Basano devant le Tribunal de grande instance de Paris. Il veut obtenir réparation d’un préjudice subi par son client dans une affaire supposée d’« escroquerie internationale » suite aux opérations d’extinction des puits de pétrole en 1991.

A la clé de cette rocambolesque et ténébreuse affaire (voir références en fin d´article), une malversation présumée pesant 23 milliards de dollars de l’époque. Rappelons-en très brièvement les éléments : Christian Basano, expert-comptable niçois, est chargé de mission et associé de Joseph Ferrayé inventeur d’un procédé breveté grâce auquel, selon eux, les puits de pétrole incendiés au Koweït par les Irakiens lors de la Guerre du Golfe en 1991 ont pu être éteints très rapidement.

Or, non seulement les deux hommes n´ont rien vu des 23 milliards de dollars versés par le Koweït pour avoir permis d´éviter une catastrophe à la fois économique et écologique, mais en outre l´identité de M. Basano a été usurpée dans cette affaire, en lien, affirme-t-il, avec des services de l´État français (INPI, ambassade).

Le Koweït « invité » à fournir des pièces à la justice française

Déjà, le 6 mars 2001, la justice française, saisie par l’inventeur Ferrayé, avait « invité » l’État du Koweït à lui communiquer « l’ensemble des contrats et toutes autres conventions ayant trait à l’extinction des puits de pétrole » après la guerre. Le Koweït fit appel, mais la Cour d’appel de Paris, dans un « arrêt définitif » en date du 1er février 2002, confirma sa décision.

M. Basano prend cette fois-ci le relais de M. Ferrayé contre le Koweït et réclame 100 millions d’euros pour réparer le « préjudice subi » (« vingt années sacrifiées à la recherche de la vérité »). Un montant élevé mais justifié par l’énormité des « enjeux financiers » (23 milliards de dollars).

« Un fond de vérité gravissime »

Le Koweïtgate est évoqué par Yves Bertrand, ancien directeur des Renseignements généraux, dans son livre "Je ne sais rien mais je dirai (presque) tout", paru en 2007 : « Nous sommes confrontés typiquement à un fond de vérité gravissime qui, faute d’avoir été examiné sérieusement en temps voulu, risque bien d’être enseveli ». Et il ajoute : « [Cette] affaire (…) semble porter malheur à ses protagonistes puisque, parmi eux, trois décès suspects sont à déplorer : un ancien agent de la DST, un financier suisse de la société BSC Finances et le président de la société Oil SA… »

De même, dans son livre "La Boîte noire" qui expose les mécanismes de corruption du scandale Clearstream, le journaliste Denis Robert note : « L’affaire Basano a commencé quand ce dernier s’est rendu compte qu’on s’était servi de son identité et de ses papiers pour transférer, via une banque hollandaise, des fonds provenant du Koweït. Ces fonds seront investis en titres grâce à un compte non publié de Clearstream ».

Juge et partie ?

M. Basano est déjà en lice contre l’État français dans cette affaire. A l’automne 2010, il l´avait assigné par l’intermédiaire de son avocat Dominique Kounkou. Or, le cabinet de ce dernier a été mis en liquidation judiciaire. La mesure a été ordonnée le 24 mars 2011 par le TGI de Paris. La chambre qui a prononcé la liquidation du cabinet Kounkou était présidée par Sylvie Leroy : « Le principe de l´impartialité objective a été violé, estime maître Kounkou, parce que Mme Leroy était aussi juge de la mise en état dans l´affaire de M. Basano contre l´agent judiciaire du Trésor [l’État français]. Elle aurait dû se déporter dans l´affaire de la liquidation de mon cabinet. Elle ne l´a pas fait ».

Il explique : « J’avais accumulé 18 000 € de retard de paiement de mon loyer. La liquidation est une réponse disproportionnée à cette situation, d’autant plus que j’avais déjà réglé la moitié de cette somme. On aurait pu bien plutôt concevoir un échéancement… Ce n’est pas une bonne façon d’administrer la justice ».
La Cour d’Appel a rejeté la requête en récusation de Mme Leroy. La prochaine audience a été fixée au 25 janvier 2012. Mais, d’un autre côté, elle vient d´infirmer la décision de liquidation du cabinet Kounkou.
L’imbroglio judiciaire autour du Koweïtgate se complique à l’infini. Dans le silence total de la "grande presse"…

> Sur Ouvertures :

- L’affaire des puits de pétrole du Koweit incendiés en 1991 rallumée

- Koweïtgate : une bien étrange affaire

- Pourquoi Maître Kounkou veut-il entendre M. Strauss-Kahn devant la justice ?

Manipulations, une histoire française - La République des mallettes [6/6]


Voilà maintenant le nom de Nicolas Sarkozy sur les listes ! On ne peut plus attendre : Jean-Louis Gergorin transmet anonymement les listes au juge Van Ruymbeke.

L'hebdomadaire "Le Point" en fait sa Une en juillet 2004. Le feuilleton médiatique commence alors que le juge découvre que les documents sont faux. Entièrement faux ? L'affaire se retourne contre ses initiateurs.

Deux procès vont avoir lieu. Mais un mystère plane toujours autour du mobile du falsificateur Imad Lahoud. Pourquoi a-t-il fait cela ? A-t-il agi seul ?













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Gouvernance mondiale ou dictature planétaire ?


Article source d'Agoravox écrit par Bernard Pinon


Face aux problèmes que pose la mondialisation, on nous explique que la seule solution serait une gouvernance mondiale. Est-ce vraiment si souhaitable ?

Tout d’abord, la mondialisation n’est pas quelque chose qui est apparu spontanément, comme une conséquence inéluctable du progrès des moyens d’échange. C’est quelque chose qui a été réfléchi, théorisé, et progressivement mis en place de manière volontaire.

Dans son livre « La marche irrésistible du nouvel ordre mondial », Pierre Hillard fait l’historique des courants de pensée qui ont conduit à la mise en place d’institutions transnationales, de forums et de réseaux, de clubs de réflexion et de fondations, d’associations et de regroupements au service de la vision d’un monde unifié sur le modèle occidental, et où les Etats-Unis tiendraient un rôle prépondérant.

Aujourd’hui déjà il existe une « gouvernance » mondiale effectuée par des institutions comme le FMI qui joue le rôle du procureur des grands argentiers, l’OMC qui prêche les bienfaits du libre-échange, l’OMS qui préconise des politiques de consommation de médicaments santé, mais aussi l’OTAN qui se pose en gendarme du monde (occidental) ou l’Union Européenne, laboratoire de la mondialisation heureuse. Sans oublier des institutions plus discrètes comme la BRI (Banque des Règlements Internationaux) qui fixe les règles du jeu bancaire.

On constate que ces institutions ont des points communs : elles sont issues des travaux de groupes de réflexions (think-tanks) « indépendants » (de qui ?), essentiellement Anglais, Américains (US) et Allemands dont les plus connus sont le Council of Foreign Relations (US), la Fondation Bertelsman (D) ou le Club de Rome (UE), et ont été mises en place à travers des forums internationaux, que ce soient les G* (G8, G20…) ou les divers clubs tels la conférence de Bielderberg, la commission Trilatérale, ou, dans une moindre mesure, le forum de Davos ; ensuite, leur mise en place n’a que très peu fait l’objet d’un souhait populaire ni d’une consultation, et, lorsque cela a été le cas, on a vu avec la constitution européenne que ce n’était qu’une formalité dont on pouvait s’affranchir. Ces institutions fonctionnent sans aucun contrôle démocratique sinon au troisième degré. Enfin, on constate qu’elles semblent plus à l’écoute des lobbys industriels et financiers que des populations.

Ce n’est pas un accident. Lorsqu’on lit ce que les groupes de réflexions à l’origine de ces institutions publient, on constate que la démocratie y est toujours pointée comme sujette à des « errances » préjudiciables à la bonne marche des affaires du monde, et inadaptée pour faire face aux défis mondiaux. Il semblerait que la Suisse, où l’on vote pour à peu près tout, soit aux yeux de certaines personnes un enfer sur terre. Bizarrement, nombre d’entre elles y séjournent…

De fait, on voit mal comment on pourrait mettre en pratique des votations au niveau mondial. Mais les pays dits démocratiques auraient pu organiser des consultations ; ils ne l’ont pas fait, ou si peu. Cela aurait été certainement qualifié de populiste (populiste : adjectif péjoratif employés par de prétendus démocrates pour disqualifier ceux qui prônent la consultation des citoyens).

Si ces institutions se contentaient d’émettre des avis qui passeraient ensuite par le circuit démocratique pour les pays qui le sont, tout irait pour le mieux, mais ce n’est pas le cas : elles exercent, selon la propre expression de Jacques Delors à propos de l’UE, un « despotisme éclairé » (par qui ?). Le droit européen prime sur le droit national, les conseils de « bonne gouvernance » du FMI (rigueur, privatisation des services publics, ouverture des marchés… ) sont la condition pour l’obtention d’aide financière… et gare à celui qui aurait l’outrecuidance de consulter le peuple comme on l’a vu récemment en Grèce.

Si tout cela marchait, si cela apportait effectivement la paix et la prospérité… mais non, sauf pour un petit nombre de privilégiés qui en tirent bénéfices et qui, quelle coïncidence, sont ceux qui financent les groupes de réflexions et autres forums à l’origine de la mise en place de cette « gouvernance ». Même un prix Nobel d’économie comme Joseph Stieglitz qui a pourtant été un grand zélote mondialiste lorsqu’il travaillait à la Banque Mondiale, reconnaît dans son livre « La grande désillusion » l’échec des politiques du FMI, et d’autres auteurs les échecs de l’UE, de l’OMS, de l’OMC, de l’ONU… Cette « gouvernance » mondiale n’a apporté que crises, rigueurs, inégalités, sans compter l’anxiété délétère que ses politiques distillent, ou l’ethnocide à petit feu de l’uniformisation. Et aussi son lot de guerres, militaire à l’extérieur, économique un peu partout.

Si vous êtes citoyen d’un pays au gouvernement despotique et que votre voix ne compte pas, vous avez toujours espoir d’émigrer vers d’autres pays plus à l’écoute de leurs concitoyens. Mais si ce despotisme est mondial, n’espérez pas aller sur la lune. Dans l’état actuel de la « gouvernance » mondiale, il ne reste plus que quelques pays non alignés : ils sont faciles à reconnaître, ce sont ceux qu’on diabolise ou qu’on bombarde. Combien de temps encore avant qu’ils ne voient la lumière de ce « despotisme éclairé » qu’on parfume de « démocratie » et de « droits de l’homme » ?

Plus inquiétant encore, alors que cette construction mondialiste est largement documentée dans des livres ou sur Internet, elle fait l’objet d’un silence assourdissant dans les média. La couverture des G* est présentée comme une rubrique « people » et il faut un scandale comme celui des campagnes anxiogènes de l’OMS incitant à se faire vacciner contre une pandémie imaginaire, pour qu’un embryon de questionnement apparaisse, bien vite oublié. Et trop souvent, lorsque quelqu’un aborde le sujet sur un plateau, il se voit qualifier de « conspirationiste ». (conspirationiste : adjectif péjoratif employé par de prétendus défenseurs de la liberté d’expression pour disqualifier ceux qui questionnent le narratif officiel). Mais n’allons surtout pas dire que les média sont complices de la mise en place d’une dictature mondiale, ce serait à coup sûr être un paranoïaque ennemi de la démocratie.

Car nous vivons, nous dit-on, dans le meilleur des mondes possibles. Comment osez-vous penser le contraire ? Prenez bien vos pilules et n’oubliez pas de vous informer auprès de vrais professionnels.






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Article provenant de Centpapier écrit par Olivier Cabanel


Alors que les lobbies nucléaires, pratiquant un humour discutable, font remarquer la quasi absence de morts suite à la catastrophe nucléaire de Fukushima, les premières retombées sur la santé se font jour.

 On se souvient de la flagornerie d’Otsuka Norikazu, ce célèbre animateur de télévision japonais qui, cédant à la provocation facile, avait en direct mangé des produits agricoles japonais pollués par la centrale nucléaire, encourageant ses compatriotes à suivre son exemple, convaincu de l’innocuité des produits consommés, avec le désir patriotique de sauver la production agricole de son pays.

Mal lui en a pris, on apprend qu’il a été hospitalisé le 7 novembre atteint d’une leucémie aiguë et Tepco aura des difficultés cette fois à affirmer que la catastrophe nucléaire de Fukushima n’y est pour rien. lien
Les avis médicaux lui donnent 70% de « chances » de mourir d’ici 5 ans (lien) ce qui a été confirmé par des experts allemands. lien

On se souvient de la réponse donnée par le célèbre biologiste Jean Rostand à qui on demandait quelle dose de radioactivité on pouvait ingérer sans danger : « c’est comme si vous me demandiez quelle quantité d’arsenic un bébé peut absorber sans danger !  ».

Ce grand scientifique nous a quittés en 1977, et malheureusement, on a peu tenu compte de son avis et de ses écrits, lorsqu’il dénonçait les dangers évidents générés par l’industrie nucléaire. lien

Aujourd’hui le gouvernement japonais reconnait s’être trompé lorsqu’il affirmait qu’il n’y avait pas de risques à consommer de la nourriture polluée à la radioactivité sous le seuil des 500 Bq/kg.

On se souvient de la phrase célèbre prononcée par un responsable japonais : « à court terme, il n’est pas nocif  ».

Il s’excuse en disant maintenant qu’il a été mal compris et qu’il voulait seulement dire : « si vous consommez des produits pollués une ou deux fois, ce n’est pas dangereux, ça l’est seulement si vous le faites régulièrement  ». lien

Ce qui est un peu tardif, car aujourd’hui, 9 mois après la catastrophe, les produits radioactifs relâchés par la centrale ont été largement ingérés par les japonais.

On a aujourd’hui la preuve que la carte officielle de contamination radioactive a largement masqué la vérité, et grâce à des chercheurs japonais, nous pouvons comparer sur ce lien la réalité de la pollution et la désinformation gouvernementale.

La carte de gauche est la carte officielle, datant du 11 novembre, et celle de droite est celle de chercheurs japonais indépendants. (Il faut noter les différences de couleur entre les deux cartes : sur la carte de droite on va du bleu, lequel correspond à 10 000 Bq/m2 au rouge pour 50 000 Bq/m2 et plus, alors que la carte gouvernementale va du marron foncé au bleu)

Le professeur Yukio Hayakawa de l’université de Gunma à publié une carte encore plus précise, et a reçu un avertissement du président de son université pour avoir diffusé cette carte.

On voit clairement sur sa carte qu’il existe des zones polluées à 1µSv/h à 200 km de la centrale, ce qui signifie que la surface polluée du Japon est bien plus polluée que dit. lien

On est loin des propos lénifiants et cyniques de Jean marc Jancovici qui se refusait à donner autant d’importance à la catastrophe de Fukushima qu’à celle de Tchernobyl (lien) alors que le professeur Chris Busby, de l’université de l’Ulster, avait déclaré en aout dernier que la catastrophe de Fukushima pourrait générer un million de morts. lien

En attendant, la vive lumière au sol, feu d’hydrogène pour certains, est toujours visible, (lien) et l’on a appris qu’il y a un différé de 30 secondes entre l’image prise, et l’image montrée, ce qui peut permettre à l’opérateur de cacher ce qu’il souhaite. lien
 
En mai dernier, un ouvrier de Fukushima, d’une soixantaine d’année est mort, tombé inconscient sur le lieu de travail, mais le porte parole de Tepco affirme que c’est sans rapport avec la contamination (lien) tout comme pour cet ouvrier de 50 ans, dont le nom n’a pas été communiqué, mort au début du mois d’octobre. lien

Et quid d’Abe Hiroto, décédé à 23 ans d’une leucémie aiguë après avoir défendu dans les colonnes d’un magazine pour pécheurs, (Rod & Reel) la qualité des poissons des pécheurs de la région de Fukushima ? Il habitait à 30 km de la centrale nucléaire (lien) tout comme Nagashima Kazuyuki, un athlète de 30 ans qui risque aussi de mourir d’une leucémie aiguë.

On le voit sur ce lien combattre et triompher lors des 16ème Jeux Asiatiques de 2010.
Il est aujourd’hui à l’hôpital.

Et ne parlons pas de ces sauveteurs dont le gouvernement japonais tente de dissimuler la mort. lien
Mais plutôt que de continuer ce décompte macabre, il faut plutôt s’intéresser aux 17 780 travailleurs qui se relaient depuis 9 mois pour nettoyer les décombres de la centrale nucléaire.

Malgré les protections qu’ils ont fini par recevoir, ils sont au moins 169 à avoir reçu des doses supérieures à 100 millisieverts. lien

Il faut se souvenir aussi qu’à l’époque de Tchernobyl, les méthodes de « com » étaient les mêmes, on tentait de cacher en haut lieu le véritable nombre de morts, et ce n’est que 25 ans après que des chercheurs américains nous ont appris la triste vérité : 985 000 morts, chiffre dépassé depuis, dus à la catastrophe. lien

Et puis, au-delà de la mort, les pneumonies, les problèmes hormonaux se multiplient chez les 2 millions d’habitants de la région au point qu’un appel à été lancé.

« La santé de nos enfants est maintenant en danger. Nous constatons des symptômes tels que thyroïdes enflées, saignements de nez, diarrhées, toux, asthme… » lien

Un laboratoire français indépendant, agréé par l’ASN (autorité de sureté nucléaire), l’ACRO (association pour le contrôle de la radioactivité dans l’ouest) a mené une enquête sur une vingtaine d’enfants de la région de Fukushima démontrant que la totalité des enfants examinés étaient contaminés par du césium radioactif, et d’après une étude japonaise, 1 enfant sur 13 aurait des problèmes hormonaux et souffrirait d’un dysfonctionnement de la thyroïde.

Pour cacher la triste vérité, les « responsables » japonais ont multiplié par 20 la norme de radioprotection du secteur, passant de 1 à 20 millisievert/an, ce qui correspond au seuil maximum d’irradiation en France pour un travailleur du nucléaire.

20% des écoles de la préfecture de Fukushima dépassent ce taux.
La CRIIRAD à mesuré en juillet une contamination de 370 000 Bq/kg de la terre prélevée sous les balançoires d’une école primaire, et a déclaré : « ce sol est devenu un déchet radioactif qui devrait être stocké dans les meilleurs délais sur un site approprié ».

Le gouvernement qui devait organiser des mesures dans 600 lieux publics de la préfecture de Fukushima vient de reporter ces opérations à février 2012, justifiant le report en expliquant que l’entreprise qui devait fournir les équipements n’a pu respecter les délais de livraison. lien

D’ailleurs l’ambiance est à l’optimisme dans la ville de Fukushima, puisque le marathon Ekiden, prévu tous les ans, a été maintenu, et des sportives ont couru les 40 kilomètres dans l’une des régions les plus contaminées du Japon, des taux de 1,4 microsieverts/h y ont été mesurés, soit 12 fois la limite d’exposition.

L’organisateur de la course a toutefois pris la précaution de faire signer un document dégageant sa responsabilité, en cas de problème de santé. lien

Quant à Meiji, fabricant japonais entre autres de lait en poudre, il va devoir retirer 400 000 boites, lesquelles ont été contaminées au césium 137 et 137, espérant qu’elles n’ont pas déjà été consommées. lien
A Hitachinaka, à 100 km de la centrale, le taux de radiation est de 40 000 Bq/m2, soit 970 000 fois le niveau de 2009. lien

Quand aux 100 000 évacués, ils sont toujours sans nouvelles depuis 9 longs mois des indemnités promises par TEPCO, ce dernier ayant adopté une attitude pour le moins cynique, contestant la fiabilité des mesures effectuées, mais aussi assurant ne pas être responsable des matériaux radioactifs dispersés ça ou là, déclarant « les matériaux radioactifs qui ont été disséminés par le réacteur n°1 de la centrale de Fukushima appartiennent aux propriétaires des terres où ils sont retombés, mais plus à Tepco ». lien

Pourtant Tepco avait vendu ses parts dans l’éolien, pour un montant de 188 millions d’euros, afin de pouvoir dédommager les victimes de la catastrophe nucléaire. lien

Tokyo n’a pas été épargné par la catastrophe, et on sait maintenant que dans le quartier de Shinjuku, le taux de radioactivité est encore de 17 000 Bq/m2 (lien) et que dans certaines régions montagneuses, du coté de Midori et Kiryu à 180 km de Fukushima, la radioactivité se situe entre 100 000 et 300 000 Bq/m2.
(Sur ce lien, on peut découvrir les résultats des mesures dans chaque préfecture.)

En attendant, le gouvernement tente manifestement de cacher ce qui attend la population japonaise, et lorsque l’on voit comment sont recrutés les « liquidateurs », à qui on a proposé jusqu’à 3500 euros par jour, (lien) on ne se fait guère d’illusion sur le terrible destin qui les attend, (ils absorbent en 15 minutes l’équivalent de 100 mS/v par an) et il est probable que tout sera fait pour que leur disparition soit cachée. lien

Car comme dit mon vieil ami africain : « l’expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs ».

Merci à Corinne Py et aux nombreux internautes pour leur aide précieuse.

Olivier Cabanel

L’image illustrant l’article provient de « Bastamag.net ».

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Un liquide dans un récipient, en prend toujours la forme, il n’a donc pas de forme propre.
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