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Le Coaching : sa définition, son origine funeste, sa pseudo-doctrine issue du New Age, ses buts inavouables et son utilisation par les mouvements sectaires


Source

Anthony Robbins, pape du coaching américain, exhortant son public à conserver sa "positive attitude" de "winners" au milieu de l'Enfer (tableau de Gustave Doré inspiré de l'Enfer de Dante)

 Il n’est désormais plus possible de ne pas avoir entendu parler du coaching tant cette discipline s’est développée en France au cours des trente dernières années. Et Pourtant, beaucoup semblent ignorer les tenants et les aboutissants d’une pratique qui a vocation à toucher de plus en plus de personnes, et ce dans le monde entier.


Il nous est donc apparu absolument nécessaire de traiter - de manière certes trop succincte pour un sujet qui mériterait un ouvrage entier -, dans un même article, de la définition, de l’origine et de la « philosophie » ou « doctrine » de cette nouvelle forme de « thérapie de l’âme ». De surcroît, nous ne pouvions ne pas évoquer son utilisation par les mouvements sectaires, et qui servira d’illustration à notre propos. En effet, le coaching (ou développement personnel) doit être envisagé sous tous ses aspects afin de pouvoir être appréhendé par le profane qui pourrait être tenté d’y voir seulement un moyen de « se sentir mieux », sans être en mesure de percevoir, derrière l’apparence inoffensive et positive du phénomène, sa profonde dangerosité.


Définition du coaching


Le coaching, vocable emprunté au domaine sportif mais avec lequel il ne se confond nullement, consiste en un accompagnement personnalisé visant à améliorer les performances et le « bien-être ». Les termes de développement personnel ou DevPers recouvrent la même réalité et devront être tenus, dans le reste de notre démonstration, comme parfaitement synonymes.
Circonscrit dans un premier temps au domaine du management et de l’entreprise, le coaching a désormais tendance à investir l’ensemble des activités humaines (ce que certains auteurs ont appelé « l’extension du domaine du coaching »).


Il est en effet possible de louer les services d’un coach afin de faire face à de multiples problématiques des plus courantes : arrêter de fumer, surmonter un deuil ou un divorce, séduire, vaincre sa timidité, préparer un entretien, appréhender une reconversion professionnelle… La liste n’est évidemment pas exhaustive. Le praticien ne se contentera pas alors de résoudre la situation de manière ponctuelle, mais délivrera un enseignement visant à la réalisation de soi et au bonheur dans tous les aspects de l’existence.


Enfin, il convient de bien avoir à l’esprit qu’il n’existe qu’une forme de Devpers même si celui-ci peut revêtir différentes apparences de surface. La « philosophie » coaching a un succès phénoménal auprès des professions paramédicales par exemple, c’est pourquoi il n’est pas rare qu’une multitude de disciplines, telles que la psychothérapie, l’hypnose, la médecine chinoise, le yoga, la chiropractie, le bouddhisme, le sport ou tout autre chose encore puissent servir d’accroche à son enseignement. Le corps de la pseudo-doctrine du coaching, que nous envisagerons dans un instant, se cache sous des apparences diverses et variées et il n’est pas possible de comprendre cette unité dans la multitude lorsque l’on ignore que le développement personnel procède en réalité d’une origine unique.


Figure emblématique de la discipline coaching : le cadre dynamique et épanoui


Ici, la figure du de l'homme successfull, récompensé de son attitude par l'argent

Archétype de l'imagerie coaching dans sa variante "totale harmonie avec son corps"

Utilisation par le DevPers de la représentation d’une méditation de type « bouddhique »

Origine du coaching


Le coaching est une pure émanation de la mouvance New Age. Cette « nébuleuse » mystico-sociale, née dans les années 60 à Esalen en Californie, peut se comprendre comme une fusion de mouvements « spirituels » épars, parmi lesquels le Théosophisme d’Helena Blavatski ou bien encore Le jardin écossais. Préside également à l’édification de cette pensée la récupération des travaux de Carl Gustav Jung, dont les théories vont servir de fondement au développement personnel actuel[1] (se connaître, valoriser ses talents et potentiels, travailler à une meilleure qualité de vie et à la réalisation de ses aspirations et de ses rêves).


Dans la grande ferme de Big Sur, siège de la mouvance, se croisaient pèle-mêle psychothérapeutes, artistes et scientifiques, principalement spécialisés dans l’étude des comportements et du cerveau. Tous se passionnaient pour les écrits d’Alice Bayley et la consommation effrénée de LSD (entre autres). Parmi eux, Richard Bandler et John Grinder, inventeurs de la programmation neurolinguistique (ou PNL)[2] que chaque coach se doit de maîtriser. Etaient également présents à ces réunions Abraham Maslow (la pyramide de Maslow est un must dans l’univers du management) et Carl Rogers, références incontestables pour la profession coaching.[3]


Il ne nous est malheureusement pas possible d’étudier plus en détails les origines de la mouvance New Age, ce qui ne manquerait certainement pas d’intérêt pour en démontrer la malhonnêteté, néanmoins, le lecteur désireux d’aller plus loin trouvera en annexe tous les éléments nécessaires.


Helena Blavatsky, fondatrice de la théosophie

Carl Gustav Jung, notamment inspirateur de la mouvance New Age

Pseudo-doctrine du coaching


Les initiateurs de la « philosophie  » New Age se proposaient de changer le monde, en transformant la psyché des individus (la création d’un « homme nouveau » est une constante de toutes les pensées totalitaires), afin de préparer la transition entre l’ère du poisson et l’ère du verseau[4]. Ce faisant, nous pouvons déjà constater qu’ils maniaient d’une manière profondément maladroite des données traditionnelles inspirées de l’astrologie dont ils ne connaissaient absolument rien, sur lesquelles nous ne pouvons nous permettre de revenir, préférant renvoyer le lecteur aux excellents ouvrages de René Guénon, Le théosophisme etL’erreur spirite[5], dans lesquels sont détaillées et démenties par le menu les élucubrations de ces occultistes de pacotille.


Il faut comprendre qu’il s’agit d’une « religion », centrée sur l’individualisme, parfaitement compatible avec la modernité et plus particulièrement avec le modèle ultralibéral.


Trois principes fondamentaux irriguent l’ensemble de la pensée New Age en général et celle du développement personnel en particulier : la transformation de soile syncrétisme et le relativisme.


La transformation de soi consiste à se mettre au diapason de la transformation globale. Les techniques permettant d’opérer cette mutation sont dites de « subjectivation ».


Le syncrétisme, constante absolue de toutes les spiritualités dites « postmodernes », est une conséquence du passage de la croyance de la sphère publique à l’intimité de la vie privée. Il s’agit pour l’individu de composer sa propre spiritualité en piochant çà et là les éléments qui semblent lui convenir. Ainsi le New Age consiste en une habile articulation entre données scientifiques (principalement physique quantique, cybernétique et psychologie mais on pourrait en trouver bien d’autres) et concepts spirituels (méditation, yoga, bouddhisme, christianisme… là encore tout est possible). C’est pourquoi le New Age se prête à toutes les techniques en accord avec cet holisme syncrétique telles que la PNL, la relaxation, la méditation, le rebirth et l’hypnose pour ne citer que celles-là. C’est aussi en raison de ce syncrétisme que le coaching peut prendre des formes si variées : sport, management, psychologie, techniques de communications interpersonnelles… Cette utilisation de données traditionnelles par ceux-là mêmes qui étaient les moins aptes à en saisir le sens (soit l’américain jouisseur des années 60) est à l’origine d’interprétations purement fantaisistes qui pourraient éventuellement être comiques si elles n’avaient pas une telle influence.


Le relativisme enfin, qui est à notre avis le nœud du problème (et qui a semble-t-il conquis la planète entière), est l’idée selon laquelle chacun de nous aurait sa propre réalité, mais encore que chacun de nous serait en mesure de créer sa propre réalité et d’en poser arbitrairement les critères et les lois. De ce relativisme personnel découle un relativisme moral, qui consiste en une acceptation inconditionnée des systèmes de réalité que chaque individu se sera créés (une absence d’esprit critique sur laquelle nous allons revenir). D’où l’impossibilité, pour un adepte du New Age, de se poser en juge d’autrui (le fameux : « comment oses-tu juger les autres ? » que l’on entend tout le temps) à une exception notable et systématique : il est obligatoire de juger négativement celui qui se refuse à adopter une telle posture ; cela explique pourquoi les gens censément tolérants sont en réalité les plus intolérants qu’il soit possible de concevoir.


De l’articulation de ces 3 principes fondamentaux du New Age - et donc par extension duDevPers - découlent deux corollaires dont l’étude ne peut-être ignorée : la tendance à undéterminisme absolu et l’exhortation à quelque chose que nous nommerions volontiers positivisme si l’expression n’était pas déjà prise et que nous appellerons par défaut « la positive attitude ».


Le déterminisme absolu pour commencer : L’Etre étant invité à se transformer pour s’adapter au monde et chacun étant en mesure de créer sa propre réalité, dès lors, il n’existe plus de problème en soi et ne subsistent que des problèmes personnels que le coaché devra résoudre en éloignant de lui les pensées « déviantes » qui le bloquent dans son développement et donc l’éloignent de la réussite, envisagée uniquement comme le succès dans le domaine professionnel. Afin de parvenir à cet objectif démentiel et égoïste de réussite au rabais, le « patient » devra répéter un certain nombre de formules, dont le fond est toujours ultra déterministe (« réussir, c’est croire en sa réussite » ; « échouer, c’est la peur d’échouer » ; « fais de ton rêve un objectif et il se réalisera » ; « il est possible de réaliser ses rêves par la seule force de sa volonté », etc.), empruntées aux papes du coaching américain et que ces derniers déclament devant des foules toutes acquises à leur cause à l’occasion de représentations démesurées (les coachs français ne sont jamais que des représentants de ces vedettes du DevPers). La justification de cette pensée magique s’appuie sur le modèle Switch ou la méthode Coué et s’inspire très largement des mantras, méthode dérivée de l’hindouisme permettant d’accéder à la béatitude, là où le coaching permet seulement d’atteindre, à notre avis, la « bêtitude » la plus profonde.


La « positive attitude » enfin est là encore une conséquence du relativisme et de la transformation de soi en ce sens que le sujet doit faire abstraction des conditions de sa réalisation et appréhender la réalité de manière à être « heureux ».
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Anthony Robbins, super star du DevPers (il prétend avoir guéri d’une tumeur au cerveau par la seule force de sa volonté), nous gratifiant d'un discours lénifiant et sans aucun sens. Image qui se partage beaucoup sur Facebook entre adeptes du coaching

Autre monstre sacré du coaching et exemple de discours ultra déterministe. L'homme est connu pour ses liens d’amitié avec Donald Trump

Non content de répéter comme des mantras les phrases creuses des gourous du DevPers, les coachs aiment également reprendre des citations d'hommes célèbres afin de s’approprier leur aura. Il s’agit en général de phrases creuses et sorties de leur contexte. Ici Mohamed Ali, musulman, ultra engagé politiquement, objecteur de conscience durant la guerre du Viêt-Nam. Apprécie-t-il de servir de porte drapeau au syncrétisme et au relativisme du New-Age, la réponse est évidemment non.

Même chose avec Albert Einstein. Lui qui en son temps remit en cause l'ordre de l'univers, est-il un bon exemple de développement personnel ? L'acceptation d'idées toutes faites n'étant pas à notre avis sa passion, il convient de répondre encore une fois par la négative.



Interrogeons-nous désormais sur le mystérieux succès de cette sous-spiritualité confuse, dans une époque où la transcendance est rejetée de toute part ; et les raisons de son incroyable popularité, par l’étude de ses objectifs.



Les objectifs du coaching


Il apparaît d’ors et déjà que le New Age, et son bras armé le coaching, sont en totale adéquation avec le système ultralibéral comme nous l’avons vu précédemment. Son objectif est donc de créer un être qui parvient à s’accommoder au capitalisme de marché, trouvant en celui-ci les moyens de sa réalisation personnelle et de son bien-être, et tenant cette pseudo-réussite pour un accomplissement d’ordre spirituel.[6]


Afin de bien comprendre ce que nous entendons par là, nous évoquerons deux aspects négatifs du monde moderne et les moyens par lesquels le coaching se propose de les appréhender, à savoir, la perte de sens des « métiers » et la misère des relations humaines.


Sur les conditions de travail pour commencer.


Le travailleur ancien était appelé au Moyen-Âge l’artifex. Il est une constante des civilisations anciennes que le métier permettait de participer à la Tradition à tel point que l’on a pu dire que « chaque occupation est un sacerdoce ». Le métier est conçu alors comme la manifestation et l’expansion de la nature de celui qui l’exerce, qui est tout à la fois l’artisan et l’artiste[7]. A l’inverse, le travailleur moderne doit faire face à un « désenchantement du monde », pour reprendre l’expression du sociologue allemand Max Weber. Les phénomènes de technicité accrue, de spécialisation et de taylorisme dépossèdent le travailleur du sens de son activité. Ce constat est encore plus vrai dans le cadre d’une économie postindustrielle ou le domaine du tertiaire explose. Les individus sont devenus des unités numériques parfaitement interchangeables.


Cette situation, à l’origine d’un profond mal-être, et dont les suicides anomiques ne sont que l’illustration la plus éclatante[8], doit être absolument niée par le sujet coaché. De tels questionnements sont pour le New Age des comportements totalement négatifs. Le coaché devra se transformer lui-même afin de s’adapter au monde extérieur, lever ses appréhensions en modifiant la manière dont il perçoit la réalité. Il faudra donc faire abstraction de cette perte de sens réelle afin de la remplacer par une nouvelle quête de sens qui est, sempiternellement, dans le cadre du DevPers, la réussite et la fortune. Peu importe les circonstances externes, il faut se réaliser (dans un sens purement matériel évidemment) à tout prix.


Concernant les relations humaines.


Le monde moderne est profondément individualiste. La disparition d’une certaine forme de solidarité et le culte du Soi sont à l’origine d’une grande misère affective et amoureuse. Pour le coaching, là encore, nos déceptions dans ce domaine proviennent non pas des autres mais de nous-mêmes. Il s’agira dès lors d’envisager l’autre comme un moyen de parvenir à nos fins. C’est d’ailleurs toute la philosophie du PNL : en observant le comportement de notre interlocuteur, il est possible d’influencer ses réponses et d’obtenir ce que nous voulons de lui, c’est-à-dire toujours notre réussite professionnel et le « bonheur ». Si la manipulation psychologique ne fonctionne pas, il suffira d’écarter cet autre de ses projets, de la même manière qu’il faut éliminer toutes les pensées et tous les discours « déviants » qui entravent la « réussite », graal absolu du coaching. De là des relations humaines totalement calquées sur le modèle du marketing et de la vente, et entièrement dénuées de spontanéité et de vérité.[9]


Nous constatons que cet état d’esprit parfaitement novateur, comme il n’en a absolument jamais existé, fondé sur des formules toutes faites et une macédoine de techniques disparates pseudo-scientifiques, est en définitive un processus de déshumanisation permettant à l’individu d’être en conformité aux besoins de l’entreprise moderne. Il constitue une médicalisation et une professionnalisation de l’existence. C’est pourquoi certains commentateurs n’hésitent pas à parler, à juste titre, de « bien-être totalitaire »[10]. L’humain doit augmenter sa rentabilité comportementale.


Profitant de l’absence de repères spirituels et moraux, le coaching s’insinue dans la société, et lui substitue une vision amoindrie du bonheur et de l’accomplissement. Sur le modèle du sportif, animal humain ayant développé au maximum sa force musculaire et qui est le héros éternel des mondes décadents, chacun de nous doit désormais rayonner du soir au matin, comme si la vie était une compétition. Il n’est d’ailleurs pas anodin de constater que l’archétype de l’Homme accompli, s’il est encore possible de parler d’Homme (sous-homme serait plus adapté), est celui du « winner » : costume impeccable, muscles bodybuildés et sourire carnassier.


Pour résumer, le coaching tend à l’avènement d’un être dénué d’esprit critique, devenant parfaitement adapté à une superstructure déshumanisée, niant toute espèce de Réalité autre que la sienne et qui n’envisage l’interaction humaine que comme un moyen de parvenir à ses fins, que sont le bonheur et l’argent. On comprend dès lors mieux le succès d’une telle religion dans un monde néolibéral. On comprend aussi pourquoi, dans une société dont l’objectif est de crucifier toute forme de spiritualité, le New Age est porté au pinacle et fait tant d’adeptes parmi les chefs d’entreprise, les hommes politiques et en règle générale toutes les professions particulièrement destructrices pour le vivre-ensemble, comme la spéculation boursière, la télévision… Mais au-delà de cette clientèle fortunée, le New Age séduit beaucoup de petits étudiants tendance baba cool, de jeunes cadres et de chômeurs.


Le DevPers est une aliénation de l’humain, une religion ultra-simpliste, qui ne dit pas son nom et qui fait logiquement le bonheur des mouvements sectaires de toutes sortes.


Chaîne de montage de l'Iphone 5. Illustration de la "machinisation" de l'être humain. L'idéologie New Age et le recours aux méthodes de coaching de l'entreprise Apple ne sont plus à démontrer (que l’on songe seulement aux présentations de produits de Steve Jobs, surdoué du marketing et du management élevé au rang de prophète).

Image symbolisant le mal-être de l'employé du tertiaire face au "désenchantement du monde".


L’utilisation du coaching par les mouvements sectaires.


Nous tenons, avant d’aller plus avant dans notre démonstration, à opérer une distinction entre sectes religieuses au sens premier du terme et sectes New Age.


Les sectes religieuses, quelle que soit la forme traditionnelle qu’elles singent, ont toujours deux objectifs : le schisme[11] ou l’enrichissement personnel, ou un subtil mélange des deux. Dans tous les cas, ces sectes ne peuvent faire l’économie d’une hérésie, c'est-à-dire d’une déviance des doctrines dont elles s’inspirent, et qui sont souvent des vérités ésotériques incomprises.


Pour les sectes New Age, nul besoin de créer une hérésie, leur pseudo-doctrine et déjà un prêt-à-penser pour toutes les structures d’aliénation et le coaching est un moyen extrêmement efficace de s’assurer des adeptes serviles.


Parmi ces mouvements sectaires les plus célèbres nous pouvons citer la Scientologie, lesRaëliens, le Mandarom (et son messie cosmoplanétaire), la Grande Fraternité Blanche et toute une constellation de mouvances sur le mode psy. Nous renvoyons le lecteur désireux d’en savoir plus au rapport des commissions d’enquête parlementaires sur les sectes en France datant de 1995[12] qui, bien que d’une médiocre qualité au regard des moyens mis à la disposition des parlementaires, a le mérite d’exister et ouvre en tout état de cause de nombreuses pistes de réflexions.


Claude Vorilhon, alias Raël, grand adepte du New Age. Sa secte (parfait exemple de syncrétisme) est un mélange d'ufologie, de religion et de sciences (on connaît sa passion pour le clonage) et a fait sa fortune. La plupart de ses adeptes sont américains, population entièrement acquise à la religion du coaching.

Tom Cruise, célèbre scientologue, parfait exemple de l'homme accompli selon la définition du DevPers.

Gilbert Bourdin, messie cosmoplanétaire du Mandarom. Là encore un mouvement dans la plus pure doctrine New Age.

Si le caractère sectaire de ces mouvances ne fait aucun doute et est d’ailleurs considéré comme tel par les pouvoirs publics et la justice, il en est d’autres qui, de par leur nature, sont beaucoup plus pernicieuses et sournoises, preuve encore que le DevPers peut se cacher partout et nourrir tous les desseins.


Pour exemple le MLM (multi-level marketing), ou marketing par palier, plus connu sous le nom de vente pyramidale et dont Wikipédia donne la définition suivante : « forme d'escroquerie dans laquelle le profit ne provient pas vraiment d'une activité de vente comme annoncé, mais surtout du recrutement de nouveaux membres. Le terme pyramidal identifie le fait que seuls les initiateurs du système (au sommet) profitent en spoliant les membres de base. »


Outre le fait de faire miroiter des profits que 99,9% des participants n’atteindront jamais, les systèmes de MLM motivent leur force de vente par les méthodes du DevPers. En effet toute personne saine d’esprit comprend aisément que le fait de recruter à l’infini de nouveaux membres en faisant remonter les gains au sommet de la pyramide est non seulement une escroquerie, mais n’a également aucun sens, sinon l’enrichissement (puisque le produit que ces entreprises sont censées vendre n’est qu’un prétexte à l’édification de la pyramide), si bien que 3 situations doivent être envisagées  :


-  1ère situation : la personne se laisse convaincre par les démonstrations fumeuses des représentants de la vente pyramidale, débourse la somme nécessaire pour devenir à son tour vendeur, ne convainc personne, réalise qu’il s’est fait arnaquer et s’arrête. C’est grâce au nombre considérable de ces personnes abusées que le système prospère. Ils constituent le socle de la pyramide.


- 2ème situation : le vendeur se rend parfaitement compte que le système est une escroquerie, il est donc par définition lui-même un escroc et est complice des initiateurs de la pyramide. Il est certes malhonnête mais n’est pas dupe de ses agissements et demeure conscient de transgresser une norme fondamentale, à savoir l’interdiction du vol.[13]


- 3ème situation : et c’est là que l’analogie avec les mouvements sectaires prend tout son sens, le vendeur ne cherche même pas à savoir si le système est une escroquerie ou pas, mais voit seulement son intérêt et croit à l’argumentaire de la société, systématiquement basé sur les présupposés totalement délirants du coaching.


Pour mieux s’en convaincre, il suffit de se rendre sur les sites des revendeurs d’Organogold, entreprise supposément de vente de café aux vertus thérapeutiques exceptionnels (prévention du VIH , d’Alzheimer… ) et de lire leur argumentaire dont nous avons sélectionné quelques extraits probants (ces extraits proviennent de revendeurs indépendants mais ne varient pas d’un vendeur indépendant à l’autre, il est en effet impossible d’accéder au site sans faire partie du « réseau ») :



« Tout d’abord, il faut savoir qu’au début je ne connaissais rien au « Développement Personnel » jusqu’à ce qu’on me dise que c’est indispensable pour progresser au niveau du MLM »


« J’ai rapidement compris que le Marketing de Réseau est, de tout ce que l’on connait, le business dans lequel s’appliquent le mieux ces principes, parce que tous les revenus sont basés sur soi-même, sur le mérite et la création de valeur. Avec le Marketing relationnel, nous sommes payés en fonction de ce que nous valons mais pas obligatoirement en fonction de ce que nous faisons. » 


«  Dans le marketing de réseau, si nous avons un rêve, un objectif et si nous sommes prêts à travailler pour le réaliser, rien ne peut nous arrêter, sauf nous-mêmes. Pour ceux qui se sont construits avec une attitude pour se faire gouverner et qui ont choisi des solutions de facilité sans ambition : vous faites partie de ce groupe de personnes pour lesquelles il est préférable de passer votre route le marketing de réseau n’est pas pour vous » (note de l’auteur : c’est-à-dire tous ceux qui n’ont pas la même religion, les « loosers »)


- « Le markéting de réseau est une véritable profession (…) qui n’est pas ouverte à tous les esprits mais qui fait partie du monde que nous construisons, du monde de demain. Contrairement à « l’ordre mondial », à ses réductions d’effectifs, à cette compétition ou tout le monde se marche dessus, le Marketing de Réseau offre l’occasion d’entretenir et de renforcer des talents naturels et innés. Dans ce type d’affaire, qu’est le succès ? C’est la chance de se développer spirituellement, intellectuellement, émotionnellement et financièrement tandis que nous contribuons d’une façon positive au développement des autres. »



Les sites de MLM sont truffés de ces discours absolument délirants destinés à contredire les accusations d’escroquerie. Mais ce qui est inquiétant, c’est que le vendeur d’une chaîne pyramidale n’a plus conscience de faire quelque chose de profondément malhonnête et inutile, il est bien au contraire convaincu de « changer le monde », de s’accomplir et de former des leaders en appliquant à la lettre les injonctions du coaching. Voilà en quoi les entreprises pratiquant le MLM sont des sectes. Il faut bien comprendre qu’il n’y a là dedans rien d’anodin, le MLM détruit des familles et isole les individus. Le vendeur MLM convaincu, adepte du DevPers, éloignera de lui ceux qui essaieront de lui expliquer qu’il est engagé dans une arnaque et très vite, il ne sera plus qu’entouré des membres du réseau qui seuls le « comprennent », et qu’il considérera très vite comme une « nouvelle famille ».

Illustration du montage financier frauduleux de la vente pyramidale. Le MLM emploie massivement les méthodes de DevPers pour trouver de nouveaux vendeurs et escroquer de nouvelles victimes.

Enfin, en guise de conclusion, nous nous posons la question de savoir pourquoi de telles pratiques, destructrices pour la société et les individus, ne sont la plupart du temps réprimées que sur le fondement d’une très timide disposition du code de la consommation (L 122-6 et svt) qui prévoit une peine de seulement un an de prison. Pourquoi le juge français doit-il se contenter de la qualification de publicité mensongère pour punir les responsables d’ACN[14], plus grand groupe de MLM au monde ? Pourquoi la France, si prompte à engager des réformes pénales à chaque nouveau fait divers ne donne-t-elle pas les moyens aux juges de réprimer efficacement ces pratiques en adoptant une législation ad hoc ? Pourquoi permet-on à ces criminels de monter des structures toujours à la limite de la légalité lorsque l’objectif frauduleux ne fait absolument aucun doute ? D’où vient cette immunité si scandaleuse ? Serait-ce parce que le grand magna de la vente pyramidale n’est autre que Donald Trump, multimilliardaire américain et très proche de la mouvance DevPers, pressenti un moment pour l’investiture à la présidence des Etats-Unis ? La réponse à ces questions donnerait encore lieu à de multiples questionnements qui sortiraient largement de notre propos, qui touche maintenant à sa fin, et qui aura, nous l’espérons, ouvert les yeux du lecteur sur ces réalités omniprésentes mais malheureusement trop peu souvent comprises.


Couverture d'un des ouvrages coécrits par Robert Kiosaki, grand gourou du DevPers américain, et Donald Trump, magna incontesté du MLM.
Raphaël M.






[1]  L’archétypologie néo-platonicienne de Jung — avec, au centre du dispositif, la figure (védantique) du «Soi» et le «processus d’individuation» — est en effet une donnée majeure des idéologies politico-religieuses du New Age. Carl Gustav Jung fut fasciné par le nazisme de 1932 à 1940 ; il y voyait «l’expression de l’âme créative et intuitive.» (Revue «Cultures», N° 24),  L’Institut International de Psychologie jungienne n'a reconnu ces faits qu'en 1999. 
Luc Mazenc, Docteur en sociologie a soutenu, à l’université Pierre Mendès-France de Grenoble II en 2001, une thèse dont le titre complet est : « Les nouveaux mouvements religieux (NMR) et les nouveaux mouvements sociaux (NMS) dans le procès de mondialisation. Pour une phénoménologie sociologique des mutations de la modernité. (XIX-XXème siècles)." Il dira : « L’impact de la pensée de Jung sur la dynamique d’émergence du New Age est fondamental »

[2]  Richard Bandler et Paul Grinder,  Les secrets de la communication, les techniques de la PNL, Montréal, Broché, 1982.

[3] Pour plus d’informations : Rappin Baptiste « « Le talent du coach » le new age et son influence dans le coaching comme nouveau mode de régulation de la déception sociale »,Revue internationale de psychosociologie et de gestion des comportements, 2011, 41 Vol. XVII pp. 157-170.

[4] Le changement d’ère dans le symbolisme zodiacal n’est jamais qu’une autre manière d’appréhender la théorie des cycles (âge d’or, âge d’argent, âge d’airain, âge de fer ouKaliyuga). Croyant être les tenants d’un retour  à l’âge d’or (ère du verseau), les tenants du New Age sont en réalité la représentation ultime de l’humanité de la fin de l’âge de fer. Cela est la conséquence de la profonde méconnaissance du Bouddhisme et de l’Hindouisme dont le Théosophisme se fit l’écho.

[5] Quasi introuvable à la vente mais disponible en PDF.

[6] Là encore, pour aller plus loin : Roland Gori et Pierre Le Coz L’empire des coachs, une nouvelle forme de contrôle social, Albin Michel, 2006.

[7]  Voir René Guénon, Règne de la quantité et signes des temps Chap. VIII Métiers anciens et industries modernes.

[8] Voir Emile Durkheim, Le suicide, 1897, traitant des causes de la multiplication des suicides anomiques dans les sociétés industrialisées.

[9] Pour s’en convaincre : Petit traité de manipulation a l'usage des honnêtes gens de Joule et Beauvois aux éditions PUG. Des ouvrages traitant de ce sujets et dévoilant les techniques de la PNL sortent périodiquement et sont presque à chaque fois des best-sellers.

[10] Nous n’hésitons pas à affirmer que le coaching est la version libérale des hôpitaux de redressement psychiatriques de l’ex URSS.

[11] C’est-à-dire la division religieuse.

[12]  Disponible sur le site de l’Assemblée nationale

[13] Qualification pénale de l’escroquerie,  Art 313-1 du code pénal : « L'escroquerie est le fait, soit par l'usage d'un faux nom ou d'une fausse qualité, soit par l'abus d'une qualité vraie, soit par l'emploi de manœuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d'un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un bien quelconque, à fournir un service ou à consentir un acte opérant obligation ou décharge.
L'escroquerie est punie de cinq ans d'emprisonnement et de 375000 euros d'amende. » Le fait de la commettre dans le cadre d’un mouvement sectaire constitue une circonstance aggravante.

[14] ACN a été condamné en 2007 pour publicité mensongère par la 31e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris à 15 000 euros d'amende. ACN n’a pas interjeté appel de ce jugement. Les faits reprochés sont d'avoir laissé entrevoir par le biais de publicités dans le quotidien Metro et dans l’hebdomadaire Télé 7 Jours renvoyant au site Internet, une indépendance financière, sans mentionner les efforts nécessaires et la non-garantie du succès.

Centrales Nucléaires : Démantèlement Impossible ?


Voici quarante ans, les concepteurs des centrales nucléaires n'avaient pas prévu que, devenus trop vieux et donc dangereux, les réacteurs devraient être un jour démontés, et qu'il faudrait stocker leurs déchets hautement radioactifs. Un état des lieux alarmant sur les dangers de la déconstruction des sites nucléaires.


De la France aux États-Unis en passant par l'Allemagne, les pays qui ont misé sur l'énergie nucléaire se trouvent aujourd'hui confrontés à un nouveau défi : le démantèlement de leurs centrales vieillissantes ou définitivement mises à l'arrêt. Voici quarante ans, leurs concepteurs n’avaient pas prévu que, devenus trop vieux et donc dangereux, ces réacteurs devraient être un jour démontés, et qu'il faudrait stocker leurs déchets hautement radioactifs. Si les opérateurs et les autorités de la sûreté nucléaire assurent pouvoir maîtriser ce processus de démantèlement, la réalité est toute autre.




« 11/9 : Le Nouveau Pearl Harbor » - Questions du réalisateur Massimo Mazzucco aux débunkers (1/3)


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Aujourd’hui, 11 septembre 2013, nous publions ce qui sera probablement le chapitre final du débat sur le 11/9. Il s’agit des « 50 questions aux défenseurs de la version officielle » posées dans le documentaire qui vient tout juste de sortir : « 11-Septembre : Le nouveau Pearl Harbor ». [NdT – Seule la 1ère partie est disponible en français pour l’instant, les deux autres suivront bientôt]

Pourquoi est-ce que j’utilise l’expression « chapitre final » ? Parce que la méthode des questions est la seule qui permette de décider de manière définitive et incontestable si la version officielle tient debout ou non. « Vous dites que la version officielle tient debout ? Très bien, alors expliquez-nous ceci, ceci et cela. » C’est le moyen le plus simple et direct pour éviter les innombrables artifices dialectiques auxquels les « débunkers » ont désormais recours, depuis des années, pour ne pas avoir à affronter la réalité des faits.

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Comme vous le verrez, il n’y aura aucun débunker qui essaiera de se confronter honnêtement à ces 50 questions. Ils s’accrocheront à tout et n’importe quoi, chercheront à invalider les questions en amont, à en réfuter d’une manière ou d’une autre le sens ou le bien-fondé, car c’est pour eux la seule manière de ne pas s’enfoncer davantage.

Si la question commence par « étant donné que pour avoir un effondrement symétrique, il est nécessaire de saper l’ensemble de la structure porteuse… », eux diront « ce n’est pas vrai que l’effondrement a été symétrique. Voyez ici, l’édifice s’incline légèrement sur le côté… », comme si cela faisait la moindre différence. Ils s’attacheront aux mots, pinailleront sur les virgules, feront semblant de ne pas comprendre le sens profond de la question, de façon à ne pas avoir à affronter le problème.

Une personne honnête intellectuellement, face à une telle question, dirait ceci : « Oui, d’accord, la chute n’est peut-être pas exactement symétrique au sens strict, mais le problème de la défaillance simultanée reste entier. Le feu seul ne peut pas avoir fait cela. » Au lieu de ça, le débunker invétéré dira : « ce n’est pas vrai que c’est symétrique, comme le fait croire Mazzucco, et donc je n’ai pas à répondre. » Comme si le problème cessait tout à coup d’exister. Et vous verrez qu’après avoir réussi à lancer ce petit jeu sur 2 ou 3 questions, il tenteront de généraliser la stratégie à tout le reste, pour éviter de répondre à toutes ces questions d’un seul coup.

Que le spectacle commence !
 
Massimo Mazzucco












QUESTIONS AUX "DÉBUNKERS"

LA DÉFENSE AÉRIENNE

1. Le fait de savoir que des attentats étaient imminents et qu’ils impliquaient le détournement de plusieurs avions de ligne, sans toutefois connaitre ni le lieu ni la date, constituait une bonne raison pour renforcer les défenses aériennes et pour mettre en état d’alerte plus de chasseurs que d’habitude sur tout le territoire. Pourquoi alors organiser autant d’exercices le même jour, tout en ne laissant que 4 avions de chasse en alerte pour défendre justement la partie du pays la plus susceptible d’être attaquée ?

2. Une fois que le général Eberhart s’est rendu compte que le pays était attaqué par des avions de ligne détournés, à 9 h 03, pourquoi n’a-t-il pas immédiatement suspendu les exercices militaires et rappelé tous les chasseurs à leur base ?

3. Pourquoi le général Myers n’a-t-il pas ordonné à Eberhart de le faire, après avoir fait le point au téléphone avec lui sur les attaques en cours ?

4. Et pourquoi la Commission sur le 11-Septembre n’a-t-elle pas posé aux deux généraux ces questions pourtant fondamentales ?
 

L’AFFAIRE MINETA

5. Le Secret Service savait que l’avion approchait pendant les 30 dernières minutes, ils le suivaient au radar, et avaient les moyens de l’abattre, et ils auraient dû le faire pour protéger la capitale. Mais ils ne l’ont pas fait. Pourquoi ?

6. Concernant l’échange entre Dick Cheney et le jeune homme, pouvez-vous proposer une autre explication que celle d’un ordre de ne pas abattre l’avion, alors qu’il approchait de la zone protégée de Washington ?
 

LES PIRATES DE L’AIR

7. Marwan al-Sheikki n’avait jamais piloté de jet de toute sa vie, sans parler de gros avion de ligne. Comment a-t-il pu effectuer une montée de 3000 pieds/minute puis une descente vertigineuse de 10 000 pieds par minute, tout en conservant le contrôle de l’avion ? Et pourquoi aurait-il pris tous ces risques inutiles, y compris celui de percuter d’autres avions en vol, plutôt que d’engager le pilote automatique et de le laisser l’emmener vers sa cible ?

8. Ziad Jarrad n’avait jamais piloté de jet de toute sa vie, sans parler de gros avions de ligne, et n’avait que très peu d’expérience sur petit avion de tourisme. Comment a-t-il pu effectuer une descente « si rapide que l’ordinateur ne parvenait pas à le suivre », tout en gardant le contrôle de l’appareil, et pourquoi aurait-il pris de tels risques, y compris celui de percuter d’autres avions, plutôt que de voler en toute sécurité avec le pilote automatique vers la cible choisie au préalable ?

9. Comment un pilote amateur [Hani Hanjour] que tous estimaient incapable de faire décoller un simple Cessna 150, qui avait du mal à comprendre les principes de base de l’aviation », et qui ne s’était jamais assis aux commandes d’un Boeing 757 a-t-il pu tout d’un coup se révéler capable de piloter un avion d’une telle dimension, en le faisant voler à de telles vitesses ?

10. Et même si l’on part de l’hypothèse qu’il a réussi à atteindre Washington avec le pilote automatique, pourquoi donc l’aurait-il débranché et aurait-il choisi de piloter manuellement pendant 8 longues minutes, en effectuant une manœuvre parfaitement inutile qui a) augmentait considérablement le risque de s’écraser au sol, b) augmentait le risque d’être intercepté, c) lui faisait à nouveau perdre de vue sa cible, d) le contraignait à une approche bien plus difficile au raz du sol, e) réduisait sa cible à une infime ligne de ciment, et f) limitait les éventuels dégâts à la seule façade alors qu’il pouvait les maximiser et les rendre bien plus spectaculaires en faisant plonger l’avion sur les toits du Pentagone ?

11. Même si quelqu’un avait prévu un attentat contre le Pentagone, il aurait très certainement imaginé un avion tombant du ciel sur les toits du bâtiment. Comment pouvait-on suggérer de se tenir éloigné de l’anneau externe, à moins de savoir à l’avance ce qui allait se passer ?

12. Pourquoi ne nous a-t-on jamais montré une seule image des supposés pirates de l’air dans les différentes parties de l’aéroport le matin du 11-Septembre ?

13. Et puisque l’aéroport Dulles de Washington disposait de caméras de surveillance aux postes de contrôle, pourquoi n’a-t-on pas rendu publiques les images correctement horodatées des 5 terroristes embarquant sur le Vol 77 le matin du 11-Septembre ?
 

LES VITESSES IMPROBABLES

14. Pouvez-vous nous prouver qu’un Boeing 767 équipé de ses moteurs habituels est capable de voler pendant 2 minutes à plus de 900 km/h à basse altitude sans subir de dommages structurels ?

15. Pouvez-vous expliquer comment des pilotes amateurs qui n’ont jamais volé sur un jet de leur vie peuvent réussir à garder le contrôle d’un avion volant plus de 300 km/h au-dessus de sa Vitesse Maximale Opérationnelle (VMO) ?

16. Et pourquoi des terroristes, déjà bien heureux d’être arrivés en vue de leur cible, voudraient-ils compromettre toute l’opération en soumettant l’avion à un stress tel qu’il pourrait le faire s’écraser au sol avant d’avoir terminé leur mission ?
 

APPELS TÉLÉPHONIQUES DEPUIS LES PORTABLES

17. Étant donné les limites du système de téléphonie cellulaire en 2001, pouvez-vous démontrer que les appels des passagers effectués avec leurs téléphones portables et mentionnés dans les rapports du FBI pouvaient être effectués à haute altitude aux vitesses indiquées et pour les durées précisées pour chacun d’entre eux ?

18. Étant donné que les téléphones de bord sont alimentés par le système électrique de l’avion, comment une ligne peut-elle rester connectée 45 minutes après la désintégration complète de l’appareil au sol ?

Publié sur Luogocummune.net le 11 septembre 2013
 
Traduit par GV


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Les shadoks de Fukushima


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Tout le monde, ou presque, connait cette série animée de Jacques Rouxel mettant en scène de drôles de personnages qui passaient leur temps à pomper… ils sont l’illustration parfaite de ce qui se passe aujourd’hui dans la centrale dévastée de Fukushima.
Et les Shadoks pompaient…
C’est en effet ce que font les employés de Tepcodepuis plus de 2 ans, pompant l’eau contaminée qui fuit de toutes parts, et tentant de colmater les fuites d’eau radioactive qui se multiplient.
Comparé au risque réel et considérable que font courir les piscines de stockage, dans lesquels au total 2014 assemblages attendent d’être déchargés, en se rappelant que la piscine centrale contient pour sa part 6375 assemblages supplémentaires, on peut tenter de se rassurer en se disant que ce ne sont que des fuites, et pourtant…
Pour bien comprendre la situation, il faut savoir qu’aujourd’hui il est essentiel de maintenir la température des piscines de stockage a une température raisonnable, sachant que si celle-ci dépassait le seuil de65°C, (lien) la situation deviendrait incontrôlable, et que comparé à ce qui s’est déjà passé à Fukushima, l’ampleur de la catastrophe dépasserait l’imaginable.
Il était prévu un système de décontamination qui permettrait de réutiliser l’eau, mais il n’a jamais donné complète satisfaction.
L’eau de refroidissement est donc stockée au fur et à mesure dans les 930 cuves installées sur le site, et à ce jour, Tepco a atteint les 80% de ses capacités de stockage… il faudra donc bientôt déboiser un autre terrain, afin d'agrandir le site.
Pour Michel de Muelenaere, même si Tepco se veut rassurant, il ne faut pas prendre ça à la légère, et il faut trouver rapidement une solution : « soit les ingénieurs mettent au point un nouveau système de décontamination qui permet de traiter toute l’eau contaminée, soit on accroit la capacité de stockage ». lien
Un autre problème à surgi : les fuites se multiplient, et l’eau qui s’échappe est fortement contaminée jusqu’à 370 000 Bq par litre.
Dès le 21 novembre 2011176 litres avaient fui, puis 96 litres le 10 décembre, et ainsi de suite le 12 décembre, le 14 décembre, le 25 décembre, le 31 janvier, le 18 février, le 3 mars, le 5 avril, le 9 mai, le 14 juin, le 18 juin, le 14 aout, le 17 aout
A cette date, on estimait que chaque jour 400 tonnes d’eau fortement contaminée prenaient la direction des nappes souterraines et depuis septembre 2012, on a comptabilisé pas moins de 56 fuitessuccessives : le 18 septembre, le 5 octobre, le 21 novembre, le 10 novembre, le 14 décembre, le 25et 26 décembre, le 31 janvier, le 18 février, le 28 février, à tel point que des esprits taquins finiraient par débaptiser la centrale nucléaire en la qualifiant de passoire.
Le 5 avril dernier, une nouvelle fuite de 120 tonnes d’eau fortement radioactive s’est produite dans leréservoir souterrain n°2, laquelle devait être pompée et dirigée vers un autre réservoir. lien
Le 7 avril, une seconde fuite aurait été découverte dans une autre cuve souterraine. lien
Ces réservoirs souterrains contiennent 13 000 tonnes d’eau, et si le réservoir incriminé ne se trouve qu’à800 mètres de l’océan, Tepco juge peu probable que l’eau radioactive puisse s’y écouler. lien
Mais quel crédit peut-on encore donner à cette entreprise qui nous a tant habitués à la dissimulation, voire au mensonge ?
Le 10 avril 2013Tepco informait que le total des eaux contaminées stockées s’élèvait à 280 000 tonnes, pour un stockage possible de 331 000 tonneslien
Difficile d’estimer quelle est la réelle quantité d’eau radioactive qui a rejoint les nappes phréatiques ou l’océan, mais ce qui est certain, c’est qu’au moment ou l’on commémore la tragédie de Tchernobyl, avec le nucléaire, qu’il soit civil ou militaire, on n’est jamais à cours de mauvaises surprises..
Finalement, le 10 avril dernier, Tepco a reconnu la gravité de la situation, mettant en place une cellule de crise, et Naomi Hirose, directeur général de la centrale, (lien) a assuré « faire en sorte de retirer toute l’eau des réservoirs souterrains d’ici juin 2013 » assurant que «  les fuites devraient être pompées au fur et à mesure pour éviter une contamination du sol  » en ce qui concerne 3 des 7 réservoirs souterrainslien
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Mais n’est-ce pas un peu trop tard ?
Le 11 décembre 2012, on comptabilisait 237 000 tonnes d’eau contaminée sur les 320 000 tonnespossibles, et Tepco avait commencé à déboiser de nouvelles surfaces afin de pouvoir stocker 700 000 tonnes de stockage d’eau radioactive d’ici 3 anslien
Si l’installation de décontamination fonctionnait normalement, tout ça n’aurait pas été nécessaire, et tant que tous les assemblages n’ont pas été sortis des piscines, il faudra continuellement alimenter en eau celles-ci, et remplir donc de nouveaux réservoirs.
A ces fuites, il faut ajouter les pannes de refroidissement des piscines de stockage.
On se souvient de la panne de refroidissement survenue le 20 mars, suite à un court circuit provoqué par un rat, (lien) et que le 5 avril 2013 le système de refroidissement de la piscine du réacteur n°3 avait subi une nouvelle avarie, ce qui avait contraint Tepco d’arrêter ce système de refroidissement les 25 et 26 avrilpendant une durée de 33 heures, afin de tenter de rendre l’ensemble électrique en principe moins vulnérable. lien
L’AIEA s’inquiète à juste titre, et vient de demander à Tepco « d’améliorer la fiabilité des systèmes essentiels, d’évaluer l’intégrité structurelle des équipements du site et d’améliorer la protection contres les risques extérieurs  ».
Il faut aussi évoquer les étranges méthodes du gouvernement japonais destinées à cacher la réalité de la pollution radioactive : des murs ont été érigés autour des balises en place dans le pays, et les autorités prêtent aux visiteurs des radiamètres sous-calibrés qui indiquent des mesures 2 fois moindres que la réalitélien
Tchernobyl, à l’occasion de la commémoration du 27ème commémoration de la catastrophe, on en est toujours à décompter les morts : alors que l’ONU ne reconnaissait que 31 victimes, par la voix de son « comité scientifique », Greenpeace évoquait plus de 100 000 morts, et l’académie des sciences de l’état de New York, moins optimiste, a comptabilisé près d’un million de mortslien
Il n’est pas inutile de s’interroger aussi sur les conséquences psychologiques et les troubles physiques qui, d’après Green Cross International, organisation fondée par Mikhail Gorbatchev, toucheraient 10 millions de personneslien
« La dépression, l’anxiété et le suicide sont éléments essentiels identifiés dans les populations vivant dans les zones contaminées  » a déclaré Maria Vitagliano, directrice au sein de l’organisation. lien
L’étude complète est sur ce lien.
Au delà de ce décompte macabre, rien n’est pour autant terminé, et le sarcophage fissuré devrait être remplacé d’ici 2 ans par une nouvelle structure, (cout estimé à 1,5 milliards d’euros), afin de tenter des opérations de « décontamination » à l’intérieur du réacteur. lien
Initialement, ce sarcophage devait être inauguré en 2012, et le nouveau sarcophage prévu maintenant pour2015 devrait tenir en principe un siècle. lien
On n’a pas oublié non plus l’effondrement, le 12 février dernier, sous le poids de la neige, d’un toit et d’un mur de la salle des turbines de la centrale, à quelques dizaines de mètres à peine du sarcophage. lien
En attendant, 6 à 7 millions de personnes vivent toujours dans les 150 000 km² de la zone contaminée, dans une indifférence quasi générale.
L’Europe a investi des centaines de millions d’euros, et va continuer dans ce sens.
Prochainement, un million d’euros servira à la construction de serres afin de cultiver des légumes à l’abri de la contamination, un autre million étant destiné à filtrer la pollution radioactive lors de la combustion de bois de chauffage.
2 autres millions permettront de mettre à jour la carte des zones contaminées, et de mettre en place un programme sanitaire pour protéger autant que possible les femmes enceintes, et les enfants.
On sait aujourd'hui que les pertes consécutives à la catastrophe pourraient atteindre 137 milliards de dollars en 2015lien
En France, à l’occasion de la journée internationale de mobilisation contre le nucléaire, des militants, membres de la coordination antinucléaire du Sud Est, ont effectué une marche de 200 km contre le nucléaire afin de relier 3 sites nucléaires : CadaracheMarcoule, arrivant finalement au Tricastin, le vendredi 26 avrillien
Comme dit mon vieil ami africain : « ce qui te manques, cherche le dans ce que tu as ».
L’image illustrant l’article provient de « nanar.net »
Merci aux internautes de leur aide précieuse
Olivier Cabanel
Le 30 avril, 21h, conférence interactive sur Fukushima
Une pétition à signer pour défendre les énergies propres.
Films à voir : « fukushima, chronique d’un désastre  » ARTE
Terre Souillées, documentaire de Marie Dominique Robin
Beaucoup de vidéos sur le site de Scoop It.
A lire : « Fukushima, récit d’un désastre » de Michaël Ferrier
A découvrir : ce reportage dans la zone interdite, ainsi que ces vidéos décrivant chronologiquement la catastrophe.
Sites à visiter :

Fukushima : corruption locale, danger mondial


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Fukushima n’est pas un problème japonais. Ou pas seulement.
Certes, les japonais sont les premiers exposés et le moment approche où l’on verra Tokyo se vider de ses habitants encore valides, pendant que les autres en submergent les hôpitaux. Le lac Kasumigaura, le deuxième plus grand lac du Japon avec une surface de 220 km2, est situé à 60 km au Nord-Est de Tokyo. Il absorbe depuis 2 ans des matières radioactives, notamment du césium. Il approvisionne 960 000 personnes en eau “potable”.
Partout où l’on mesure à Tokyo, on trouve de la radioactivité: voir par exemple cet articlesur des mesures réalisées dans un appartement au centre de la ville. Les taux communiqués par les agences officielles sont truqués car les dosimètres sont isolés par des blindages en plomb. Pareil pour les travailleurs sur le site contaminé, obligé de porter des coques en plomb autour de leurs dosimètres personnels… Rien d’étonnant à cela depuis que l’on sait, suite à l’enquête parlementaire japonaise, que la catastrophe nucléaire est avant tout le résultat de négligences facilitées par la collusion entre le gouvernement japonais, l’agence de régulation et l’opérateur Tepco. Il n’y aucune raison de croire que cette situation est unique au Japon, elle existe très probablement partout où il existe un “pouvoir nucléaire” important, à commencer par la France.
La situation à Fukushima n’est pas sous contrôle, même si personne n’en parle dans les médias officiels. Toutes les enveloppes des réacteurs 1, 2 et 3 sont percées et le corium (un magma de combustible et des éléments fondus du coeur du réacteur) se balade un peu partout dans les canalisations, les failles souterraines…  L’injection d’eau de refroidissement ne sert plus à grand chose vu que le corium n’est plus dans les réacteurs, l’eau ne faisant finalement que faciliter la dispersion des radionucléides. Idem pour les piscines 3 et 4, qui représentent le principale danger en termes de contamination mondiale: il y a d’une part un très grand risque que, volontairement ou non, cette eau mortelle se retrouve dans le Pacifique suite à l’effondrement des piscines (par manque d’entretien ou lors d’un prochain tremblement de terre) et d’autre part, une fois l’eau partie, les 220 tonnes de carburant fissile (dont 88 tonnes de MOX) partiront en une colonne de fumée très hautement radioactive qui se déposera partout où la poussera le vent.
plumes
C’est à ce moment-là que le spectre de Fukushima apparaîtra au monde entier dans toute son horreur et que, peut être, les lobbies du nucléaire se feront hara-kiri dans un prout final et définitif (maigre compensation, certes); mais entre-temps, déjà, ce qui s’échappe de Fukushima arrive sur les côtes chinoises et américaines par les airs et par la mer. Des plumes radioactives traversent actuellement le Pacifique en direction des côtes Ouest de l’Amérique, qui fût contaminée par le césium 137 dès le mois de mars 2011.
Avec une demi-vie de 30 ans, le césium 137 est un élément hautement toxique avec une palette d’effets conséquents sur nos organismes. Il n’y a guère de raisons de penser que les côtes européennes ne seront pas touchées.

Surface Libre ?

Un liquide dans un récipient, en prend toujours la forme, il n’a donc pas de forme propre.
Lorsqu’il est au repos, sa surface est toujours plane et horizontale : on dit qu’il a une surface libre.
Mais là n'est pas la question...