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Etudiant en art et ethnologie, rêveur et grand amateur de surfaces libres.

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Je m'intéresse particulièrement aux sujets politiques qu'ils soient sensibles ou non, je ne suis affilié à aucun groupe politique. Néanmoins je ne suis pas apolitique car je pense que chaque être humain est politique.

Les articles et documentaires que je partage ici posent des questions mais ne reflètent pas nécessairement mon point de vue dans sa totalité sauf si je suis l'auteur du document partagé.

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PME, sauve qui peut


"Que peut la puissance publique pour venir en aide aux PME ? Le discours politique promet beaucoup pour ces petites et moyennes entreprises, mais sur le terrain, la réalité est particulièrement nuancée. En effet, la situation est différente pour chaque établissement, selon la taille et le potentiel à court terme de l'entreprise, son secteur d'activité, ou encore le territoire sur lequel elle se trouve. La réalisatrice a suivi Arnaud Montebourg, alors ministre du redressement productif, qui avait lancé les commissaires au redressement, vitrine du volontarisme politique."




Cash Investigation : Les secrets inavouables de nos téléphones portables


"Aujourd'hui 57 téléphones portables se vendent chaque seconde dans le monde. Mais que se passe-t-il dans les coulisses des multinationales de la téléphonie mobile – Apple, Samsung, Huawei ou Sony – ? Cash Investigation, diffusé mardi 4 novembre à 20h45 et présenté par Elise Lucet, dévoile les secrets inavouables de nos téléphones portables."

(Suite du synopsis ici)










Jeu d'influences, les stratèges de la communication : Les crises


Les stratèges de la communication se sont imposés dans toutes les sphères du pouvoir, dans l'ombre des politiques mais aussi des grands patrons. Inconnus du grand public, ces «spin doctors» sont au cœur de la production de l'information. Ils façonnent l'image de leurs clients et influencent les journalistes. Ce premier volet se penche plus précisément sur les stratèges de la communication de crise, appelés en urgence par des grands patrons pris dans la tourmente médiatique. Ainsi l'affaire Kerviel, avec la longue guerre de l'image entre les stratèges de la Société générale et les conseillers du trader. D'autres professionnels, comme Ramzi Khiroun et Anne Hommel, ont sauvé Richard Gasquet, empêtré dans une affaire de dopage. Des agences arrivent aussi à faire émerger des débats de société pour le compte d'intérêts privés, comme le travail le dimanche.





La Grèce, crise et châtiments


Soumise depuis 2009 à une cure d’austérité qui a laminé les services publics, la Grèce traverse une terrible crise économique. Misère et défiance vis-à-vis des élites ont fait le lit du nationalisme, qui menace la démocratie et la paix civile. 






Révolution 2.0 : quenelle, mémétique et démocratie


Ecrit par Taïké Eilée (son site) et aussi disponible sur Agoravox




Le phénomène de la quenelle a pris, ces derniers temps (et plus encore depuis ce samedi, avecle geste de Nicolas Anelka), des proportions que nul n'aurait pu imaginer. Le pouvoir politique en fait l'une de ses priorités, à traiter en 2014, et Dieudonné semble être devenu l'ennemi public numéro un ; c'est un peu le Ben Laden français, que François Hollande et Manuel Valls se sont choisis pour cible. Vouloir défier la finance était probablement trop présomptueux pour l'actuel locataire de l'Elysée, "monsieur 15 %". On a les ennemis qu'on peut... 
Au-delà de sa signification originelle, ce qui importe aujourd'hui dans la quenelle, c'est qu'elle a échappé à son créateur (sans doute le premier surpris de son succès) et que des milliers d'individus se la sont appropriés, comme d'un geste d'insoumission au "système", plus ou moins potache, loin de toute référence à une lutte contre le sionisme. C'est un peu l'esprit de Coluche, qui voulait "leur foutre au cul", qui renaît ici. La quenelle est devenue un mème contestataire parmi les plus performants sur la Toile.
Son succès doit nous interroger sur la difficulté que rencontrent, a contrario, les "gentils virus" sur lesquels Etienne Chouard comptait (et compte toujours) pour propager son idée de "vraie démocratie". D'un côté, un "mème comportemental", méchant et drôle, qui cartonne, de l'autre, un "mème verbal", gentil et sérieux, qui progresse, certes, mais beaucoup plus lentement. La quenelle, par son travail de sape, pourrait-elle alors (sans même s'en douter) préparer le terrain pour les "gentils virus" et leur travail autrement plus constructif ? A moins que ces derniers ne doivent se résoudre à une action de très longue haleine...

Crédits illustration : Slo
Commençons par une brève digression sportive. Lorsque Jean-Pierre Papin mit fin à sa carrière de footballeur, on attendit fébrilement le nouveau JPP. Et les observateurs de l'époque crurent le voir arriver en la personne de Florian Maurice, voire de quelques autres jeunes talents. Mais tous déçurent, et JPP n'eut pas vraiment de successeur. Le nouveau grand joueur français n'aurait pas son profil de numéro 9, mais un profil de numéro 10 : c'était Zinédine Zidane. Quand Zidane, à son tour, prit sa retraite, on guetta le nouveau Zidane. Et on crut le reconnaître en la personne de Yoann Gourcuff, ou de quelques autres (Hatem Ben Arfa, Samir Nasri...). Mais aucun ne confirma au plus haut niveau, et Zidane n'eut pas de successeur. On ne peut guère s'empêcher de plaquer nos anciens schémas pour envisager le futur.
De même, avec l'arrivée d'Internet, l'interrogation de certains fut de savoir si un homme politique de premier plan allait percer uniquement grâce à ce nouveau moyen d'expression, et gagner la Présidentielle. Nicolas Dupont-Aignan sortit certes de l'anonymat grâce au web, et prit sa place sur la scène médiatique traditionnelle ; François Asselineau se fit aussi une réputation grâce au web, qui ne s'étendit cependant guère hors du Net. Mais en tout état de cause, aucun homme politique français susceptible de gagner une grande élection n'émergea grâce au web. Beppe Grillo, en Italie, aurait pu faire mentir cette règle, dont le parti obtint lors des élections de février 2013 entre 23 et 25 % des suffrages pour chaque chambre du parlement. Grillo avait fait campagne sans passer par les grands médias, uniquement en se servant d'Internet et en allant rencontrer les gens directement. Mais l'homme était déjà une célébrité (grâce aux grands médias et au cinéma) avant cette campagne. Là encore, nous interrogeons le futur avec notre expérience politique passée, et nous restons aveugles à ce qui se passe vraiment, à la nouveauté qui vient.
L'émergence du courage de penser
La nouveauté, nous l'avons déjà explorée depuis longtemps (nous tous), dans nombre d'articles parus ici même. La nouveauté, c'est l'émergence de citoyens adultes (ou, du moins, en voie de le devenir), qui prennent conscience du décalage entre le discours (simpliste, orienté, biaisé) de leurs tuteurs (politiques, médiatiques) et la réalité (plus subtile et complexe) qu'ils peuvent commencer à appréhender, certes en tâtonnant, grâce au web. Exemple caricatural : les montages télévisés qui, lorsqu'ils touchent à des sujets "sensibles", ou marginaux, sont presque toujours manipulateurs, ce que les rushes mis en ligne par les personnes interviewées mettent désormais parfaitement en lumière (voir ici ou ). J'emprunte le mot "tuteurs" au philosophe Emmanuel Kant, qui va nous aider à comprendre en quoi le Net peut permettre la réalisation du projet des Lumières :
"Qu'est-ce que les Lumières ? - La sortie de l'homme de sa minorité, dont il porte lui-même la responsabilité. La minorité est l'incapacité de se servir de son entendement sans la direction d'autrui, minorité dont il est lui-même responsable s'il est vrai que la cause en réside non dans une insuffisance de l'entendement mais dans un manque de courage et de résolution pour en user sans la direction d'autrui. Sapere aude, "Aie le courage de te servir de ton propre entendement" telle est la devise des Lumières."
Kant, Réponse à la question : "Qu'est-ce que les Lumières" ?, le 30 septembre 1784.
Et voici ce qu'il écrit au sujet des "tuteurs" :
"Que la grande majorité des hommes (y compris le beau sexe tout entier) tienne pour très dangereux de faire le pas qui mène vers la majorité - ce pas lui est d'ailleurs si pénible -, c'est ce à quoi veillent les tuteurs qui, dans leur grande bienveillance, se sont attribué un droit de regard sur ces hommes. Ils commencent par rendre stupide leur bétail et par veiller soigneusement à ce que ces paisibles créatures n'osent faire le moindre pas hors du parc où elles sont enfermées. Ils leur font voir ensuite le danger dont elles sont menacées si elles tentent de marcher seules. Ce danger n'est pourtant pas si grand : après quelques chutes, elles finiraient bien par apprendre à marcher."
Le Net n'a pas permis l'émergence d'un énième représentant du peuple, d'un énième tuteur, mais de citoyens apprenant à s'en passer pour penser. Certes, parfois, nous pouvons "chuter", penser avec maladresse, nous tromper... et sitôt les tuteurs rappliquent pour nous condamner, et nous ramener dans notre enclos ! Les anathèmes pleuvent, la peur nous gagne, et nous redevenons mineurs. L'accusation de "conspirationnisme" est, de ce point de vue, fondamentale à décrypter, comme Etienne Chouard, ce si vaillant démocrate, vient récemment de le faire, le 26 décembre 2013 (fichier PDF ici) :
"Je déplore ce mot de "conspirationniste" qui est une véritable agression contre l'intelligence critique : je note d'ailleurs que les mots "conspirationniste" et "complotiste" sont systématiquement utilisés pour discréditer un donneur d'alerte (institution FONDAMENTALE dans une démocratie digne de ce nom), et ces mots eux-mêmes sont devenus pour moi un révélateur, un indicateur : ceux qui utilisent les mots "conspirationniste" et "complotiste" sont des flics en civil du système ; consciemment ou inconsciemment, ils le sont DE FAIT. (...)
Ceux qui se laissent intimider par cette insulte ("complotiste") sont des trouillards. Chacun son truc. Moi, je n'obéis pas aux injonctions de penser, je pèse les arguments sur une balance avec mes valeurs, honnêtement, et je tiens à la pluralité (à la biodiversité politique) de mes informations.
Là comme ailleurs, chacun doit se déterminer tout seul, en conscience."
Et, plus spécifiquement, dans le cas de la réflexion sur le 11-Septembre :
"Mais là encore, il y a un marqueur, regardez bien : la plupart des gens qui diabolisent ReOpen911 sont des chiens de garde du système. Diaboliser les sceptiques, ça leur sert de marqueur entre eux, entre collabos : si tu ne diabolises pas ReOpen, tu seras persécuté à ton tour par le système. Et ça fait peur aux autres.
Et inversement, le simple scepticisme sur cette affaire devient un signe d'indépendance intellectuelle (et de courage) pour les autres : les résistants. 
Étonnante régularité de cette observation."
Ces propos ne sont-ils pas une mise en application très concrète des injonctions de Kant à sortir de la peur, à faire preuve de courage ? Dans la novlangue actuelle, qui détourne (voire inverse) le sens des mots, un "conspirationniste" se révèle souvent être un citoyen vigilant, un défenseur de la démocratie. Certes, il peut parfois s'égarer, mais ce n'est pas un argument suffisant pour le condamner. Ou alors c'est l'idée même de citoyen adulte que l'on condamne. Et c'est le projet des Lumières lui-même que l'on condamne. Allons au bout de la logique.
Quand la quenelle échappe à son créateur
Et la quenelle dans tout ça ? Elle est un geste de courage précisément, dirigée contre nos tuteurs. Quels qu'ils soient. Dieudonné désignait certes initialement un ennemi bien précis : le sionisme. Mais les quenelleurs qui ont pris la relève - par milliers - ignorent souvent tout de ce combat premier, et leur geste est plus universel, contre tous les tuteurs possibles : le gouvernement, les médias, tous les pantins du pouvoir et les directeurs de conscience. Si le geste reste ambigu, il ne fait guère de doute que la grande majorité des quenelleurs (souvent très jeunes) ne sont pas des militants antisionistes ; ils expriment - en dépit même des intentions de Dieudonné - le message, déjà vulgaire mais si populaire, de Coluche lors de la campagne présidentielle de 1981 :


C'est justement parce qu'elle a été détournée de sa signification originelle que la quenelle a acquis un tel pouvoir de contagion. Qui peut honnêtement croire que les sportifs Nicolas Anelka, Tony Parker, Boris Diaw, Teddy Riner, Mamadou Sakho ou Pierre-Ambroise Bosse (qui se sont tous affichés en train de faire la quenelle), sans parler de Yannick Noah qui s'est laissé photographier en train d'effectuer un autre geste dieudonnien (le doigt levé), sont les disciples d'Adolf Hitler ?
Nos politiques, étrangement, semblent parfois le penser... Il suffit de lire les réactions hallucinantes qui ont suivi la quenelle d'Anelka : "Le geste d’Anelka est une provocation choquante, écœurante. Pas de place pour antisémitisme et incitation à la haine sur terrain de foot", a ainsi tweeté la ministre des Sports Valérie Fourneyron, avant que l'ancienne ministre des Sports, la sénatrice UDI Chantal Jouanno, nous explique que "l’antisémitisme [n’était] pas un sous-racisme" et qu’"il ne [fallait] pas baisser les bras, surtout face à la montée du Front National". Anelka serait donc antisémite et ferait le jeu du Front national ? Est-ce bien cela qu'il faut comprendre ? Le député UDI Meyer Habib, ami de Benjamin Netanyahou et vice-président du CRIF, a annoncé à la télévision israélienne qu'il allait préparer, pour la rentrée parlementaire, un projet de loi pour que soit pénalisé "le nouveau salut nazi et antisémite" que serait la quenelle, et dont les praticiens seraient des "nostalgiques du IIIe Reich", à l'image, selon lui, de Nicolas Anelka. Le délire a atteint son paroxysme dans un tweet de David-Xavier Weiss, secrétaire national de l’UMP chargé des médias (et journaliste à Sud Radio), qui a estimé que le geste de l’attaquant français révélait, de manière "flagrante", l’existence d’un lien entre immigration et antisémitisme.


On imagine le tollé qu'une telle déclaration aurait provoqué si elle avait émané d'un élu du Front national... Le Lab d'Europe 1 a eu la bonne idée de rappeler les origines de nos soit-disant immigrés : "Né dans les Yvelines, Nicolas Anelka est originaire de Martinique. Quant à Dieudonné, il est né à Fontenay-aux-Roses, dans les Hauts-de-Seine, d'une mère bretonne et d'un père camerounais."
Voir Manuel Valls, ministre de l'Intérieur (qui réclamait jadis plus de Blancs, de White, de Blancos dans sa bonne ville d'Evry), et François Hollande lui-même, président de la République (qui, rappelons-le, a rendu hommage à Jules Ferry, selon lequel "les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures"), prendre solennellement la parole pour promettre de venir à bout de la quenelle a quelque chose de surréaliste. Le chef de l'Etat s'était certes déjà abaissé à prendre la parole dans l'affaireLeonarda... Après le "mariage pour tous", il semble donc que la nouvelle priorité de ce gouvernement soit la lutte contre les outrances d'un humoriste qui, officiellement, "ne fait plus rire personne". Heureusement que nous ne sommes pas en situation de crise économique, et que le plein emploi règne en France. Sinon, on aurait de quoi s'inquiéter...
Naissance d'un mème révolutionnaire
La classe politique se discrédite donc à vitesse accélérée, et les quenelles se répandent d'ailleurs sur le Net à proportion que ce discrédit grandit. La quenelle peut être considérée comme un mème, cette "unité d'imitation" qui se multiplie dans "la soupe de la culture humaine", selon la définition de Richard Dawkins, et dont le web est un lieu de propagation privilégié :
"Dans sa forme la plus sommaire, un mème internet est une idée simple propagée à travers le web. Cette idée peut prendre la forme d'un hyperlien, d'une vidéo, d'un site internet, d'unhashtag, d'un personnage récurrent ou simplement d'une phrase ou d'un mot. (...)
Un mème internet peut parfois changer avec le temps, par hasard ou du fait d'un commentaire, d'imitations ou d'une parodie. Les mèmes internet peuvent évoluer et très vite se répandre sur Internet, atteignant souvent une popularité mondiale et disparaissant quelques jours après leur publication. (...)
L’élément humoristique est un facteur très important pour les mèmes. Une communication décalée par rapport à un contexte, en combinaison avec des images, est la base des mèmes sur internet. Chaque membre de la communauté cherche à se faire une place en introduisant ou modifiant des mèmes."
Pensons, plus précisément, au Gangnam Style et au Harlem shake qui, tous deux, derrière leur apparence loufoque, avaient un message politique - contestataire. Dans le premier cas :
"Psy fait notamment une critique de la débauche consumériste des jeunes femmes de ce quartier [Gangnam-gu, à Séoul], et met en scène différents lieux de défoulement de la société sud-coréenne étouffée sous la pression sociale (...). La carrière d'entraînement des chevaux, la salle de sport, le métro, le supermarché sont transformés en discothèque, et des « ajoumas » (littéralement « dames d’un âge certain ») traversent le pays en bus en chantant et en dansant.Symbole du réveil d'une Corée décomplexée face à la morosité de la société que met en scène Psy, ces femmes commencent à s'amuser après une vie à subir un mari artisan du « miracle économique coréen »."
Dans le deuxième cas, on peut déceler derrière l'absurde, comme le fait le sémiologue Nicolas Jung, un appel à la révolution : 
"Ce mème internet est né en hiver, quelques jours avant mardi gras, pendant le carnaval. On en retrouve les différents éléments : un fou élu roi des festivités, des déguisements et des masques qui autorisent la transgression, un exutoire collectif qui rompt l’ordre établi pour mieux mimer le chaos, un rituel enfin créé ici par la répétition des mêmes gestes et de la même formule dans toutes les vidéos liées au phénomène. "The Harlem Shake" ne serait-il pas, en somme, un gigantesque carnaval organisé à l’échelle de la planète ? Et le buzz autour de cette vidéo ne répondrait-il tout simplement pas à ce besoin que nous ressentons cycliquement de déconstruire pour mieux reconstruire ?
"The Harlem Shake" semble ainsi s’inscrire dans la croyance ancestrale selon laquelle le désordre généré, la fin du monde symbolique permettra le renouveau de toute chose et lacréation d’un nouvel ordre."

Comme le note encore Jung, ce défoulement rappelle "le carnaval et sa fonction d'inversion des valeurs qui permet de renverser le monde, la société à la fin d'un cycle (fin de l'hiver) pour mieux reconstruire et repartir sur des bases solides (le début du printemps)". Le succès du Harlem Shake repose ainsi, au-delà d'"une formule particulièrementsimple à reproduire", sur "un côté ludique et fédérateur" et un message "qui peut être jugésubversif et appeler à la transgression, ce qui trouve souvent de l'écho, notamment auprès d'un jeune public". Ces caractéristiques ne correspondent-elles pas très exactement à celles de la quenelle ?


Dans un monde médiatique jugé mensonger, dénoncé pour son inversion constante des valeurs, n'y a-t-il pas une aspiration dans le peuple à inverser ces valeurs pour les remettre peut-être à l'endroit ? Ne sent-on pas confusément que nous sommes en fin de cycle ? Et la quenelle, telle que le public s'en est emparé, n'est-elle pas le signe, ludique et fédérateur, que l'on souhaite mener le carnaval à son terme ? Telle est peut-être bien l'inquiétude que le pouvoir ressent, et qui justifie qu'il veuille sévir : que le carnaval actuel ne constitue pas une simple parenthèse dans le cours normal des choses, mais traduise un réel désir de révolution. Le philosophe Francis Cousin n'a sans doute pas tort, lorsqu'il dit que les gens qui rient dans les spectacles de Dieudonné "sont sur un terreau qui est extrêmement dangereux pour le système capitaliste, parce que ce rire a produit une distance entre la vérité officielle et la vérité réelle, et ce qui est décisif c'est la distance", car elle peut être le prélude à un "mouvement de lutte de classes offensif".
La conscience de cette "distance" (ce que certains appellent "sortir de la Matrice") est surtout produite par la pratique intelligente du web, qui finit par rendre plus que pénible, indigeste, la consommation de médias traditionnels. Sans que nous ne ressentions forcément tous les choses avec une telle intensité, l'expérience décrite par Piero San Giorgio face à Gilles Lartigot peut sans doute nous parler à tous : "Ça fait maintenant sept ans que je n'ai plus de télévision. (...) Dans le temps, quand j'allais dans un hôtel (...) la première chose qu'on fait c'est d'allumer la télévision, on écoute les nouvelles, ça fait un bruit de fond... Aujourd'hui, si j'essaie d'allumer les nouvelles, je t'assure, en trois secondes j'éteins tout de suite, tellement ça me dégoûte, tellement je me rends compte que c'est du mensonge, et tellement je me rends compte que c'est de la merde." Depuis l'époque, il y a plus de trente ans, où Coluche se moquait des journalistes et des "milieux autorisés qui s'autorisent à penser", les choses n'ont pas vraiment évolué dans le bon sens... mais certains citoyens se sont eux-mêmes autorisés à penser et à se passer un peu des journalistes, surtout lorsqu'ils prétendent remplacer les curés. Mieux que toutes les quenelles du monde (qui risquent de mal vieillir, dans le grégarisme et le conformisme), tel est l'acte le plus subversif.
Le principe de Gulliver
Mais une question se pose alors : peut-on traduire politiquement cette nouvelle indépendance de l'esprit ?Etienne Chouard a commencé à montrer la voie, il a même conçu un mème, non pas comportemental mais verbal, en synthétisant à l'extrême son message : "Ce n’est pas aux hommes de pouvoir d’écrire les règles du pouvoir". Un site, créé par un "gentil virus", est venu en renfort pour dire l'essentiel de ce qu'il y avait à retenir : "Le Message". Le voici justement, le fameux message :
Parce que ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir
“Nous voulons une Assemblée Constituante démocratique, donc tirée au sort.”
Et une association a même vu récemment le jour : Les Citoyens Constituants, pour porter ce projet. Pourtant, force est de constater que les "gentils virus" n'ont pas la viralité de la quenelle. Ce qui est bien normal : la contestation est toujours plus facile et populaire que la construction, le rire que la réflexion. Et si Dieudonné est un provocateur, Chouard est dans la douceur, dans l'écoute respectueuse de l'autre, le refus du conflit (qu'il abhorre) et la promotion de la discussion, en digne continuateur de Montaigne :



L'ennui, c'est que personne n'a jamais accédé au pouvoir en étant à ce point vertueux. Et les idées elles-mêmes, qu'on le veuille ou non, sont portées par des hommes. Certains rient avec la quenelle de Dieudonné ; on ne rira jamais avec le message de Chouard. Certains ont la rage avec la quenelle (et cette passion est mobilisatrice) ; mais on n'aura jamais la rage en écoutant Etienne Chouard. Il faudrait alors que la sagesse soit contagieuse... mais qui peut le croire ? La bêtise l'est, la colère l'est ; mais on n'a jamais vu la sagesse contaminer l'esprit d'un peuple.
Peut-être peut-on alors espérer que lorsque le pouvoir aura fini d'être discrédité (avec 15 % d'opinions favorables on n'en est plus très loin), les Français seront accessibles à une parole juste et claire, sans qu'elle n'ait besoin de s'enrober de rire et de spectacle. Ou alors il faudra se creuser la tête pour inventer un mème plus performant (un geste). Ou il faudra tout simplement être patient... Il se peut que le changement de paradigme - s'il advient - prenne nécessairement beaucoup de temps. D'ici là, il faudra cultiver les micro-résistances, comme l'évoque par exemple dans ce texte Michel Onfray :
"La politique que je propose suppose ce que je nomme le principe de Gulliver : chacun connaît l’histoire de Swift qui montre comment un géant peut être entravé par des lilliputiens si, et seulement si, le lien d’une seule de ces petites créatures se trouve associé à une multiplicité d’autres attaches. L’histoire de Gulliver illustre à ravir la leçon de La Boétie : « Soyez résolus de ne plus servir et vous voilà libres. » La domination n’existe que par le consentement de ceux qui ne la refusent pas. Si l’on refuse l’assujettissement, et que l’on est assez nombreux pour cela (leçon de l’association d’égoïstes de Stirner…), alors ce pouvoir s’effondre de lui-même, car il ne tient sa force que de notre faiblesse, il n’a de pouvoir que de notre soumission."
La révolution commence sur soi-même (c'est la seule sur laquelle nous ayons prise), et elle se poursuit par coopérations lilliputiennes, jusqu'au jour, peut-être, où les liens tissés immobiliseront Gulliver...
Courage et patience : deux vertus à cultiver assurément en 2014. Bonne année à tous !

De crise en crise, la Réserve fédérale fête ses 100 ans


Source : TribunedeGenève




Il y a presque 100 ans jour pour jour, le 23 décembre 1913, le président américain Woodrow Wilson signait la loi créant la Réserve fédérale, la banque qui allait devenir la plus puissante institution financière de la planète.


La Réserve fédérale américaine.
Image: DR


La Fed, Réserve fédérale américaine, fête ses 100 ans le 23 décembre.
Plusieurs conférences, une exposition au Musée Américain de la Finance à New York, un site internet conçu pour l'occasion commémorent ce centenaire de la Fed.
Au 19e siècle aux Etats-Unis, jusqu'à 700 banques émettaient leur propre monnaie et il n'était pas rare que les clients d'une banque se ruent au guichet pour retirer leurs avoirs tous ensemble à la moindre inquiétude, provoquant des faillites en cascades.
Deux tentatives de création de banque centrale avaient fait long feu. L'une, initiée dès 1791 du temps de George Washington et dont Thomas Jefferson ne voulait pas. L'autre, enterrée en 1836 par le président Andrew Jackson qui se méfiait d'une puissance financière centralisée.
Panique bancaire de 1907
Après une sévère panique bancaire en 1907, par ailleurs année de création de la Banque nationale suisse (BNS), «un effort national concerté pour résoudre des problèmes d'élasticité de la monnaie» est lancé, expliquait récemment un responsable de la Fed, Jeffrey Lacker.
L'idée d'une banque des banques voit le jour en novembre 1910 sur une île privée du nom de Jekyll Island, au cours d'une réunion secrète entre une poignée de banquiers influents et de dirigeants en Géorgie.
Il faudra encore plusieurs ébauches de loi, la persévérance d'un élu influent, Carter Glass, et l'élection du président Wilson pour que le pays s'accorde en 1913 sur cette réforme fondamentale alors que les Etats-Unis sont en passe de devenir la première économie mondiale.
Ben Bernanke, l'actuel président de la Fed, aime à dresser un parallèle entre la crise financière de 1907 et celle de 2008.
Points analogues
«La crise que nous avons affrontée il y a cinq ans était par bien des points analogue aux paniques auxquelles les banques centrales ont fait face pendant des siècles», a-t-il encore rappelé à l'occasion d'une cérémonie commémorant le centenaire de l'institution lundi.
Créature du Congrès, la Fed est une institution monétaire indépendante qui fournit des services financiers aux banques, supervise et régule le secteur bancaire et remplit une mission de politique monétaire, s'efforçant de maintenir des taux bas et des prix stables. Elle agit aussi en prêteur de dernier ressort. En 1978, un amendement lui a ajouté l'objectif de veiller au plein emploi.
La Grande Dépression des années 30, «la plus grande catastrophe économique de l'histoire américaine», selon les mots de Ben Bernanke, a été une des heures noires de la Fed.
Préservation de l'étalon or
Parce que la banque centrale voulait préserver l'étalon or, sa «politique monétaire restrictive a provoqué une chute des prix, de la production et de l'emploi», rappelait récemment Ben Bernanke, qui fut professeur d'économie.
«Il faut garder cela à l'esprit lorsqu'on considère les réponses de la Fed à la crise de 2008-2009», ajoutait-il, justifiant les largesses de sa politique monétaire expansionniste pour pallier l'éclatement de la bulle immobilière, la contraction du crédit et éviter les faillites retentissantes d'institutions financières.
Dans les années 80, la Grande Inflation a été une autre période de test pour la Fed. Pour juguler une hausse des prix de 14%, Paul Volcker poussa les taux jusqu'à 20%, une politique efficace mais douloureuse et impopulaire. Il en reste un souvenir à l'exposition «La Fed a 100 ans», où l'on peut voir une des nombreuses poutres en bois envoyées au patron de la Fed par des ouvriers du bâtiment désoeuvrés à cause des prêts immobiliers prohibitifs.
Les années Greenspan
Les années 90, avec Alan Greenspan aux rênes de l'institution, sont une période de Grande Expansion. Mais une baisse continue des taux après le 11 septembre 2001 a fait le lit de la bulle immobilière, selon les critiques.
Depuis cinq ans, la crise financière et la récession ont poussé la Fed en territoire inconnu avec des injections massives de liquidités. A l'heure de la transition, Ben Bernanke va passer le témoin à une femme pour la première fois. Janet Yellen doit devenir le 15e président de l'institution centenaire le 1er février 2014.(ats/Newsnet)
Créé: 17.12.2013, 10h30

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Les lumières et les paillettes de Las Vegas attirent toujours les touristes, mais la crise a frappé durement la mythique cité du jeu du Nevada. Le chômage fait des ravages et la fin du boom économique a jeté à la rue des milliers de familles.




Les poissons n’ont plus la pêche


Source (écrit par Olivier Cabanel)



Les Océans, on le sait, représentent les 71% de la surface de la terre, et si l’on considère la masse d’eau en question, le pourcentage grimpe à 98%.
Ce qu’on sait moins, c’est qu’en profondeur, de graves exactions sont perpétrées par de puissants lobbys, par l’intermédiaire de pécheurs peu scrupuleux.

Le drame se passe à l’abri des regards, par plusieurs centaines, voire milliers, de mètres de profondeur, et lorsque nous nous rendons dans notre grande surface locale, nous ignorons souvent que coquillages, poissons et crustacés qui s’offrent à nos regards ont été parfois récoltés de manière peu respectueuse sous le regard bienveillant de la direction de la grande surface, qui est en fait le principal responsable de ce scandale.
3 entreprises françaises pratiquent cette pêche, et la flotte la plus importante est celle des magasins « Intermarché » avec 6 navires de grands fondslien
Ces navires-usines mesurent en moyenne 50 mètres de long, et les plus gros, les chalutiers-congélateurs, peuvent atteindre 150 mètres de long, transportant des milliers de tonnes de poissons dans leurs cales. lien
Pour de nombreux observateurs, dont Greenpeace, d’ici 2048, il n’y aura plus aucun poisson dans nos océans. lien
L’amateur de poisson rétorquera que la plupart des poissons proposés proviennent aujourd’hui d’élevages, sauf que, connaissant les méthodes discutables pratiquées, le consommateur finalement préfère acheter du poisson sauvage, lequel n’est pas, comme ses cousins d’élevage, nourris aux farines animales.
Des zones d’élevages concentrationnaires, provocant diverses maladies, apparition de parasites, de malformations, nécessitant l’utilisation massive d’antibiotiques, la dispersion de pesticides sur les poissons, mettant en doute aujourd’hui la qualité sanitaire des poissons proposés à la vente ont largement déçu les consommateurs avisés. lien
Bien sur la règlementation est stricte et permet au consommateur de savoir si le poisson est pêché en eau douce, en mer, élevé, sa zone d’origine, mais est-ce suffisant ? lien
Du coup, la seule solution acceptable est de créer un peu partout, dans les mers, les océans, des réserves qui couvriraient 40% de la surface de ceux-ci, alors qu’aujourd’hui, un seul tout petit pourcent fait l’objet d’une protection.
Alors bien sur, certaines grandes surfaces, dont Casino, par exemple, ont pris les devant, décidant de bannir en 2014 tous les poissons issus de la pêche profonde. lien
Le responsable majeur de tous ces dégâts est bien sur le chalutage de grande profondeur qui par les méthodes utilisées racle, à l’aveuglette, à l’aide de ses filets géants lestés de plaques métalliques, les fonds marins provocant des dommages irréversibles sur la faune et la flore sous marine jusqu’à 4000 mètres de profondeur.
98,5% des captures d’espèces de poisson de grande profondeur péchées en France le sont par seulement9 navires, soit le 1% de la flotte française, et selon une étude réalisée par la commission européenne, si771 navires pêchent plus de 10% des espèces profondes une fois par an, seulement 11 navires capturent plus de 10% des espèces profondes plus de 3 jours par an. lien
Mais les chaluts ne sont pas sélectifs, et pour 3 espèces de poissons recherchées par les pêcheurs, plus d’une centaine d’autres sont rejetées à la mer, morts bien évidemment, représentant entre le 1/3 de la pêche et les 9/10ème suivant les lieux de pêche. lien
Les fonds marins sont habités par des espèces surprenantes comme le Siphonophore géant, qui avec ses 100 mètres de long rendrait jaloux n’importe quelle baleine. lien
Mais une chose est certaine, on ne sait pas grand-chose sur ce qui vit au fond des mers, d’autant qu’on découvre un nouvel animal toutes les 2 semaines, et qu’on estime que seul 1% de ce qui vit dans nos océans a été échantillonné.
De plus ces chaluts détruisent les coraux, ceux là même pour qui peuvent atteindre 4200 ans.
Toutes les espèces sont menacées, comme par exemple la Lingue bleue, appelée communément laJulienne, un poisson carnivore qui peut atteindre 1,60 mètrelien
Ce chalutage de grande profondeur est responsable, d’après le CIEM (conseil international pour l’exploration de la mer), d’une chute des stocks de Julienne de l’ordre de 75%, et si des quota de pêche sont passé de 20 000 en 1988, à 6000 en 2004, faisant estimer par l’Ifremer en 2006 qu’il fallait arrêter de pécher ce poisson, et provoquant en 2008 la décision de fixer un quota à 2102 tonnes pour l’union européenne, légèrement augmenté en 2011 à 2598 tonneslien
Mais la Julienne n’est pas le seul poisson menacé, il faut évoquer aussi le Sabre noir, le Grenadier, l’Empereur, poissons dont on connait mal le taux de reproduction.
Ce Sabre noirun carnivore qui vit une trentaine d’années, jusqu’à 1600 mètres de profondeur, à proximité des volcans sous marins, peut atteindre 1,5 mètre et si on n’a peu d’éléments sur sa croissance, on sait en tout cas qu’elle est très lente. lien
Comme sa peau est très fragile, il est généralement abimé par les chaluts, et on le retrouve sur les étals sous forme de filets. lien
On sait aujourd’hui que 80% d’entre eux ont été détruits en 30 anslien
Quand aux Grenadiers, qui peuvent vivre jusqu’à 60 ans, qu’ils soient « de roche », ou « berglax  », leur déclin est de 93,3% pour le premier, et de 99,6 pour le second sur une période de 26 ans. lien
L’Empereur est un poisson préhistorique qui pourrait vivre centenaire, mais les méthodes de pêche actuelle vont limiter cruellement sa durée de vie, et les études les plus récentes ont démontré que leur population s’est réduite au-delà de 90%. lien
La population des requins qui vivent en eau profonde à baissé de 90% en 15 ans.
A ce jour, 21 espèces de poissons sont considérées comme disparues.
 Au-delà de ces prédations, tout le fond marin est détruit, l’habitat de la faune marine détériorée, et tous les organismes posés sur le fond passent de vie à trépas.
Il y a plus grave, la destruction du fond marin va ralentir la production de plancton, donc aussi celle de l’oxygène, car contrairement à une idée reçue, le « poumon de la Terre » c’est avant tout l’Océan, supplantant largement nos forêts, lequel océan est aussi le premier « recycleur » de CO². lien
Tous les océans comportent, entre 100 et 1500 mètres de profondeur, une « zone d’oxygène minimum », et la décimation des espèces planctoniques accroit ce déficit en oxygène. lien
Ces chaluts, dont le maillage suit tout de même une réglementation précise, peut faire jusqu’à 150 mètres de large, et capturer 60 tonnes de poissons en 20 minutes, et comme ils peuvent racler les fonds pendant des périodes allant jusqu’à 3 heures, ce sont potentiellement 540 tonnes de poissons qui peuvent être récoltés rapidement. lien
La difficulté majeure, c’est qu’une partie importante des mers et des océans échappe à toute juridiction, les états ne contrôlant en principe les mers qu’à une certaine distance de leur côte, et si la FAO (Food andAgriculture Organisation) à déterminé avec précision des zones, en appréciant les ressources de chacune de ces zones, les organisations internationales qui les gèrent ont des moyens de contrôle limités. lien
S’il faut en croire le Docteur Elliot Norse, de l’ICM (institut de la conservation marine) cette industrie nocive qu’est le chalutage reçoit des subventions des Etats, et elle ne serait pas rentable sans celles-ci.
Il ajoute que le taux de gaspillage sur des chalutiers pêchant dans l’océan Pacifique peut atteindre 95%,affirmant avec d’autres que le chalutage détruit la structure même du fond marin, ajoutant que tous les scientifiques qui se sont intéressés au sujet sont arrivés aux mêmes conclusions. lien
En 2009, Greenpeace avait mené une opération destinée à empêcher la pêche au chalut dans la mer entre Suède et Danemark, en immergeant des blocs de pierre, ce qui n’a manifestement pas découragés les chalutiers. lien
Une dessinatrice de BDPénélope Joli-coeur a lancée une pétition, sous forme dessinée, très originale et de grande qualité, et elle appelle François Hollande à soutenir « la proposition d’interdiction du chalutage en eaux profondes ». lien
La pétition, déjà signée par plus de 700 000 citoyens, est sur ce lien
L’association qui se bat contre ce massacre en profondeur s’appelle Bloom et son site est sur ce lien
C’est peut-être aussi l’occasion de défendre l’initiative européenne qui permettrait de punir le crime d’Ecocidelien
Il faudrait atteindre 1 million de votants, et à 49 jours de l’échéance, moins de 80 000 européens l’ont signé.
Le 10 décembre prochain, le parlement européen décidera s’il faut ou non continuer ce chalutage néfaste, et on ne peut qu’espérer qu’il prenne la bonne décision.
Comme dit mon vieil ami africain : « quand les éléphants se battent, c’est toujours l’herbe qui est écrasée  ».
L’image illustrant l’article provient de « sosgrandbleu.asso.fr »
Merci aux internautes pour leur aide précieuse.
Olivier Cabanel
Article ancien

Surface Libre ?

Un liquide dans un récipient, en prend toujours la forme, il n’a donc pas de forme propre.
Lorsqu’il est au repos, sa surface est toujours plane et horizontale : on dit qu’il a une surface libre.
Mais là n'est pas la question...