RSS

Qui êtes-vous ?

Ma photo
Etudiant en art et ethnologie, rêveur et grand amateur de surfaces libres.

À tout les visiteurs !

Je m'intéresse particulièrement aux sujets politiques qu'ils soient sensibles ou non, je ne suis affilié à aucun groupe politique. Néanmoins je ne suis pas apolitique car je pense que chaque être humain est politique.

Les articles et documentaires que je partage ici posent des questions mais ne reflètent pas nécessairement mon point de vue dans sa totalité sauf si je suis l'auteur du document partagé.

J'ai créé cette plateforme afin de mettre en avant un certain type de contenu, d'informations qui me semblent pertinentes et je vous encourage à faire le tri à votre guise.

Le débat est ouvert !

Bonne visite !

PS : Vous pouvez aussi me retrouver sur http://99lefanzine.com/
Affichage des articles dont le libellé est Fukushima. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Fukushima. Afficher tous les articles

Fukushima, un désastre illimité


Source


Ça y est, 3 ans viennent de s’écouler, et le bilan est accablant.
Accablant d’abord parce permanent en ce qui concerne les puissants rejets radioactifs, accablant aussi car le démantèlement patauge, les cuves se remplissent d’eau polluée, les fuites via l’océan se multiplient, et parce que la radioactivité dépasse largement le cadre japonais.
Même si les médias européens ont largement mis l’étouffoir sur la situation, laissant envisager que tout est en train de se régler, et qu’il faudra seulement donner du temps au temps, certains médias ont finalement compris que nous nous dirigions vers une contamination planétaire, comme le révélait sur l’antenne de Fr3, le 26 février dernier, à 23h15,Lionel de Coninck, dans l’émission « pièces à conviction ». lien
On sait aujourd’hui, d’après un rapport réalisé par le ministère russe de la défense, que 2 explosions atomiques souterraines ont eu lieu à Fukushima le 31 décembre 2013 : la première avait une intensité de 5,1, et l’autre de 3,6 sur l’échelle de Richter. A titre de comparaison, la bombe d’Hiroshimacorrespondait à un séisme d’une magnitude de 6.
Dans ce même rapport, on apprend aussi que l’architecte du réacteur n°3 avait averti dès le 17 novembre 2011 qu’une explosion hydro-volcanique était inévitable en raison du combustible fondu qui s’échappait de la cuve du réacteur. lien
Seule la volonté des gouvernements désireux de ne pas « provoquer de panique » serait responsable du silence coupable des médias traditionnels à qui la consigne a été donnée de ne pas affoler les populations.
Pour toutes ces raisons, le lobby nucléaire se réuni discrètement à l’Espace Cap 15, 1-15 quai de Grenelle, à Paris, le 11 mars, (lien) afin de peaufiner la stratégie qui consiste à rassurer toujours et encore les populations menacées, ce qui explique la volonté des autorités japonaises d’encourager les populations à retourner dans les zones polluées alors que la radioactivité de celles-ci y est 4 fois supérieure à celle autorisée pour les travailleurs du nucléaire, soit 20 mSv/anlien
Ce séminaire des lobbyistes nucléaires japonais et français a réuni des membres du comité CIPR, et des membres de NPO.
On note au programme de cette journée la « réhabilitation de l’école primaire de Tonimari », « de la radiobiologie pour servir les gens de Fukushima », ou encore « l’endroit où l’on appartient  »…outre le déjeuner prévu à 13 h, la journée sera close par un cocktail, à 18h30.
Fukushima, les inquiétudes concernent toujours la vidange de la piscine de stockage du réacteur n°4, pour laquelle Tepco s’est donné 2 ans pour transvaser les barres combustibles de cette piscine, à une autre, au sol celle là.
Le 25 février dernier, un court circuit a provoqué l’arrêt du refroidissement de cette piscine, ce qui a provoqué la suspension du retrait des assemblages pendant 4 heures. lien
Pour l’instant, à la date du 9 marsTepco a réussi à sortir 462 assemblages sur les 1 533 assemblagesde cette piscine, soit 19 transports effectués. lien
Il faudra ensuite sortir tous les assemblages restant dans les autres piscines, et le calendrier prévu semble difficile à respecter. lien
Une autre problématique concerne le réacteur n°3, car le corium en fusion contient du plutonium, grâce à la « générosité » de l’industrie nucléaire française.
Or ce corium est toujours introuvable, et comme la période du plutonium est de  24 000 an, il sera dangereux pendant au moins 100 000 ans.
Des niveaux de radioactivité intenses sont mesurés régulièrement dans ce secteur, empêchant toute présence humaine prolongée.
C’est l’occasion de remarquer qu’alors que le personnel « officiel » de l’entreprise nucléaire japonaise n’a pas pris plus de 5 mSv en un mois, 247 employés sous-traitants ont largement dépassé cette mesure.lien
A ce jour, ils sont plus de 32 000 à être intervenus sur le site.
Un autre souci concerne les 450 000 tonnes d’eau radioactive stockée dans 1200 énormes réservoirs(lien) sujets à des fuites à répétition, provoquant des rejets radioactifs dans l’océan, et contaminant ainsi de nombreuses espèces marines.
Lors d’un prélèvement effectué le 2 mars, on a mesuré une contamination en tritium de 950 Bq/L, et dans le puits E3 l’eau pompée dans le souterrain atteint 3 500 Bq/L de tritium. lien
Passons maintenant aux travaux de « décontamination », avec l’enlèvement d’une petite partie de la terre contaminée, stockée dans des sacs plastiques sur une aire de plusieurs hectares, laquelle terre devra être transvasée dans quelques années dans d’autres sacs, ceux-ci étant biodégradables.
D’ailleurs ce stockage est problématique car de nombreuses agglomérations s’opposent à celui-ci, et rien que dans le grand Tokyo les boues radioactives des cendres d’incinérateurs se comptent en milliers de tonnes et contiennent plus de 8000 Bq/kg en césium.
Dans la province de Chiba, il y en a 3612 tonnes, dans celle Tokyo, on en compte 982 tonnes, dans celle de Saïtama245 tonnes.
En totalité, pour l’instant, on dénombre 140 843 tonnes de déchets radioactifs réparties dans 12 provinceslien
Une autre préoccupation est l’élargissement de la zone contaminée à plusieurs partie du globe, car d’une part, depuis 3 ans, la radioactivité continue de se répandre, sans qu’il soit possible de la stopper, et d’autre part, les animaux, dont surtout les poissons, parcourent parfois de grandes distances, véhiculant ainsi la pollution japonaise jusqu’aux cotes australiennes, ou américaines. lien
La dernière inquiétude, et pas le moindre, concerne la décision des pouvoirs publics japonais encourageant les populations à retourner dans les zones contaminées alors que la radioactivité de celles-ci y est 4 fois supérieure à celle autorisée pour les travailleurs du nucléaire, soit 20 mSv/anlien
Aujourd’hui, s’il faut en croire une modélisation qu’a fait Météo-France, tout l’hémisphère nord est concerné par les rejets toxiques et invisibles de la centrale dévastée. carte
Le panache radioactif a atteint la côte ouest des Etats Unis dès le 16 mars 2011, les Antilles françaisesà partir du 21 mars, le nord de la Grande Bretagne dès le 22 mars, et la France le 24 mars 2011. lien
Si à l’époque la concentration de césium était trop faible, il est probable que depuis 3 ans, celle-ci ne soit plus négligeable.
Les poissons péchés au large de la Californie en apportent la preuve. lien
Pas étonnant des lors que pendant 50 jours, en France, et pas seulement, les populations inquiètes aient décidé de commémorer les catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima.
En Alsace, des ponts ont été occupés par 7000 citoyens responsables, bloquant pendant une heure la circulation, et réclamant l’arrêt immédiat de Fessenheim, sans attendre les promesses présidentielles actées pour 2016lien
La même demande a été faite pour la centrale de Bugey, celle du Tricastin, et pour quelques autres toutes aussi menaçantes.
Ailleurs ce sont des conférences, des films, des débats, des manifestations, des marches et surtout des opérations « ronds points », puisqu’aux quatre coins du pays, les ronds points ont été investis avec forces banderoles et pancartes, tentant d’alerter les français du danger qui les menace, puisque notre pays est pour une fois champion… en densité de centrales nucléaires sur le territoire national, que certaines cuves de réacteurs présentent de fissures, et que les « incidents » se multiplient exponentiellement en proportion de la vétusté des centrales nucléaires. lien
La liste des manifestations prévues est sur ce lien.
Auparavant, Greenpeace avait mobilisé 240 militants dans des actions spectaculaires. lien
Au Japon, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Tokyo le 9 marslien
En France, il est pourtant question d’engager 300 milliards pour tenter de rénover les vieux réacteurs, et on ne peut que regretter que cette manne ne soit pas plutôt investie dans le développement des énergies propres.
Il y a malgré tout de bonnes nouvelles : l’industrie nucléaire mondiale est entrée dans une phase de déclin brutale et irréversible puisque la part du nucléaire dans l’électricité mondiale s’est effondrée passant de 17%à 9% aujourd’hui, et le réacteur EPR finlandais est en cours d’abandon par AREVAlien
D’après l’ACRO, le Japon espère profiter de la catastrophe du 11 mars 2011 pour devenir le leader mondial dans le domaine du démantèlement nucléaire. lien
En effet, il reste dans le monde plus de 400 réacteurs nucléaires, souvent vétustes, aux cuves parfois fissurées, faisant quelquefois l’objet de défauts de fabrication, menacés par des secousses sismiques, par des barrages défaillants,(lien) ou tout simplement sujets à des erreurs humaines, ce qui a décidé des citoyens responsables à engager un jeune pendant toute la journée du 11 mars 2014lien
Comme l’a écrit Genyu Sokya, moine zen, chef du temple de Fukuju-ji, écrivain et essayiste réputé, dans un recueil de nouvelles à paraitre (la Montagne de lumière) : « des victimes condamnées à vivre un désastre illimité  » (lien) et comme dit mon vieil ami africain : « une pirogue n’est jamais trop grande pour chavirer  ».
L’image illustrant l’article vient de « www.japonation.com&nbsp ;... ;
Merci aux internautes pour leur aide précieuse.
Olivier Cabanel




Tchernobyl, Fukushima, à qui le tour ?


Source : Écrit par Olivier Cabanel.


Convaincus que les dangers de l’activité nucléaire ne concernent pas que l’Ukraine et son Tchernobyl, ou le Japon et son Fukushima, il est temps de découvrir qu’ils nous concernent particulièrement en France, vu la densité de réacteurs nucléaires présents sur notre sol.

Carte du risque nucléaire en france
http://www.agoravox.fr/IMG/jpg/cart...
En effet, sans pour autant tomber dans la paranoïa, considérant qu’en France, vu les 58 réacteurs nucléaires, la multiplication des « incidents », et les zones qui seraient perdues pour longtemps en se limitant à 50 km autour d’un site nucléaire, nous sommes très nombreux à être menacés en cas d’un accident majeur qui se produirait dans notre pays.
Contrairement à une idée reçue, la France n’échappe pas à la règle, et les accidents, la plupart du temps qualifiés d’incidents, se multiplient.
Octobre 1969 et mars 1980, deux dates pour lesquelles nous avons, dans notre pays, échappé au pire, puisqu’à St Laurent des Eaux, dans les 2 cas, les combustibles ont fusionné dans un des réacteurs de la centrale nucléaire. lien
En 1998, un des réacteurs de la centrale nucléaire de Civaux n’a plus été refroidi, et en décembre 1999, le réacteur de la centrale du Blayais a du être arrêté d’urgence, tous les systèmes de sécurité ayant été inondés, menaçant toute la région au point qu’à l’époque, Alain Jupé avait envisagé l’évacuation deBordeaux. lien
Puis en 2003, c’est celle de Golfech qui a du être arrêté : à chaque fois, nous sommes passés à 2 doigtsde la catastrophe, tous ces évènements ayant été classé de niveau 4lien
Sur ce lien, on ne peut que constater l’accumulation des « incidents », formule consacrée pour éviter de traumatiser les populations.
Afin de permettre de constater la proximité des uns et des autres des différents sites nucléaires, un site propose une carte, pour laquelle il suffit de cliquer sur la centrale nucléaire la plus proche pour découvrir si vous êtes, ou non, dans la zone d’exclusion. lien
Ajoutons que la pollution nucléaire ne se déplace pas d’une façon régulière, et peut épargner les zones relativement proches d’une centrale accidentée, et suivant le déplacement des vents, de la pluie, aller bien au-delà des 50 km, comme on peut le constater sur cette carte de l’Ukraine.
Dans le cas de Fukushima, on voit très bien que les vents sont allés au-delà de Litate, très éloigné pourtant de la centrale, alors que la ville de Naraha, à moins de 20 km de la centrale dévastée a été relativement épargnée. lien
Un autre point est inquiétant car aujourd’hui encore, les plans d’urgence mis en place ne concernent enFrance que les personnes habitant dans un rayon de 10 km autour des centrales, et l’évacuation éventuelle de grandes villes comme Lyon ou Bordeaux n’est pas prévue alors que ces villes sont aux premières loges en cas d’accident majeur. lien
On pourrait aussi s’interroger sur l’absence de plan de distribution de pastilles d’iodes, lesquelles permettraient pourtant de sauver de nombreuses vies en empêchant la pollution radioactive de se fixer sur la tyroïde.
En juin 2013, la ville de Brest s’est décidée à distribuer des milliers de pilules d’iode aux Brestois qui vivent dans le périmètre de 500 mètres autour de la base de sous-marins nucléaires, (lien) d’autant que de nombreuses failles de sécurité ont été signalées. lien
Ajoutons que l’ASN (autorité de sûreté nucléaire) et les pouvoirs publics organisent de temps à autre des campagnes de distribution de comprimés d’iode, mais en limitant la zone à moins de 10 km autour des sites, et sous la forme de bons distribués en mairie, écoles, hôtels, et entreprises, lesquels doivent approvisionner les personnes menacées.
Si l’intention est louable, le résultat l’est moins, car, lors de la dernière campagne de distribution, en 2009, seuls 22,5% des intéressés se sont déplacés dans les pharmacies pour recevoir leurs pilules, chiffre montant à 51,9% pour les particuliers. lien
On pourrait s’interroger sur la contradiction de limiter à moins de 10 km l’approvisionnement en pilules d’iode, alors que le plan national en cas d’accident nucléaire majeur prévoit d’évacuer les populations dans un rayon de 20 km autour du site accidenté (lien) d’autant que dans le « plan national accident nucléaire et radiologique majeur », c’est le chiffre de 10 km qui est avancé… on essaye de comprendre.lien
Nos voisins Helvètes, plus prudents, ont élargi récemment la zone à risque à 50 km autour des sites nucléaires, et au lieu d’attendre que les intéressés viennent, comme en France, chercher leurs pastilles, les autorités suisses les envoient directement aux domiciles des habitants. lien
Ajoutons que ces pilules ont une période de validation limitée (entre 5 et 7 ans), qu’elles ne sont pas en vente libre, et qu’il faudrait être prévenu le plus vite possible après l’accident, faute de quoi, leur efficacité serait nulle.
Certaines recommandations pourraient faire sourire, telles celles du site « doctissimo » qui conseille, en cas d’accident nucléaire, « de s’abriter dans un local clos, de ne pas rester dans son véhicule, de se confiner en fermant portes et fenêtres, de boucher toute ouverture d’aération, et de ne pas téléphoner  ». lien
On peut légitimement s’interroger sur cette dernière recommandation…
Mais revenons au « plan national accident nucléaire et radiologique majeur », et plongeons nous dans sa lecture, afin de découvrir le large flou artistique qui l’enveloppe.
On peut y lire que « le plan n’est pas un cadre rigide  »… « Qu’il comporte des questions que le décideur devra se poser pour bien appréhender l’évènement »…mais rassurons nous, il est prévu qu’à « la mi-2014, il sera décliné au niveau des zones de défense et de sécurité, et que fin 2014, au niveau des départements afin de garantir une réponse plus réactive en différents points du territoire… ».lien
Nous voilà rassurés, espérant que rien de grave ne se produira d’ici là.
Il est donc conseillé de toucher du bois, de croiser les doigts, ou, comme le proposent les militants du réseau « sortir du nucléaire », d’alerter les populations sur les risques encourus réellement.
En effet, pendant 50 jours, pour commémorer à la fois les catastrophes de Tchernobyl et de Fukushima, plusieurs actions sont envisagées aux coins du pays.
Ça commence le 8 mars prochain, puisque, en Rhône-Alpes, des citoyens responsables vont occuper des ronds points, avec banderoles et affiches, avec sur chaque ronds points le même message, et quelques centaines de mètres avant le rond point le message : « Tchernobyl, Fukushima, à qui le tour ? ». lien
Le détail des 50 jours d’actions du 8 mars au 26 avril dans toute la France est sur ce lien.
On découvre beaucoup d’actions d’occupation de ronds-points, mais aussi des marches, des rassemblements, manifestations, projection de films, débats, expositions, conférences, déambulations, pique-niques et autres festivals. lien
Et puis les nouvelles ne sont pas bonnes pour Areva, qui est en train d’abandonner le chantier EPRd’Olkiluoto.
Ce chantier commencé en 2005 devait être bouclé en 2010…aujourd’hui, il est question d’envisager qu’il soit terminé en 2018, voire en 2020, et ce renoncement de l’entreprise nucléaire consacre en quelque sorte le désastre de l’industrie nucléaire française. lien
Sur la question du prix, c’est la bérézina aussi, puisqu’à l’image de l’autre EPR, celui de Flamanville, les prévisions de départ ont explosé, passant de 3,3 milliards initialement prévus, à 10 milliards aujourd’hui.lien
Quant à la « rénovation » des vieux réacteurs nucléaires français, on est passé des 55 milliards envisagés à 300 milliards, d’après un document interne d’EDFlien
Sachant qu’aujourd’hui, seulement 18 millions de ménages payent l’impôt sur le revenu, (lien) en partageant ces 300 milliards avec tous les contribuables, cela signifie que chaque foyer fiscal français payera pour le rafistolage des vieux réacteurs la modique somme de 16 600 euros, ce qui par ces temps de crise n’est pas une très bonne nouvelle.
D’autant plus dommage que ces 300 milliards seraient bien plus efficace à lancer enfin le chantier de la rénovation de l’isolation thermique des habitations française, et serait créateur de centaines de milliers d’emplois. lien
La fameuse « transition énergétique » promise par celui qui n’était alors que candidat n’est toujours pas en route, au point que des groupes de citoyens ont pris le taureau par les cornes, en le mettant à l’ordre du jour, sans attendre des lendemains qui chantent. lien
En attendant, pour le solaire et l’éolien, la transition énergétique, « c’est pas maintenant » : alors qu’en2013, le photovoltaïque à chuté de 45% par rapport à 2012, l’éolien n’est pas mieux loti, avec seulement535 MW installés, contre 815 en 2012lien
Au Japon, Fukushima continue depuis 3 ans à cracher sa radioactivité, et le gouvernement vient d’inviter les villageois à retourner dans leurs maisons, alors que la radioactivité de 20 mSv/an y est 4 foissupérieure à celle autorisée pour les travailleurs du nucléaire. lien
Comment qualifier cette décision ?
Comme dit mon vieil ami africain : « le fou est l’échelle du sage  ».
L’image illustrant l’article vient de « cartesfrance.fr »
Merci aux internautes pour leur aide précieuse.
Olivier Cabanel
Articles anciens
Une pétition à signer concernant le fort de Vaujours
Sites à visiter
Site d’ACRO (infos au jour le jour)

Fukushima, l’illusion d’une solution


Article source d'Agoravox écrit par Olivier Cabanel

Le nucléaire va-t-il faire tomber l’un des pays les plus puissants de la planète ?
A la lumière du chantier pharaonique de Fukushima, et des milliards dépensés afin de tenter de sauver ce qui pourrait l’être, la question de la survie du Japon pourrait se poser.

Au-delà d’un problématique démantèlement programmé sur 40 ans, ce qui au fil des jours, semble un délai assez optimiste, le chantier du nettoyage de la région souillée par les rejets radioactifs est devenu vrai un casse tête.
Il faudrait dépolluer au moins un territoire de 2000 km2, (lien) soit plus que la superficie département de l’Essonne mais devant l’ampleur de la tache, le gouvernement japonais a limité à 1000 km² la surface à dépolluer (lien) même s’il est admis que les zones dépassant 1 millisievert par an représentent13 000 km² réparties sur 8 préfectures, soit la superficie de l’Ile de Francelien
La méthode consiste principalement à décaper 10 cm de terre qui seront mis dans des sacs en plastique, sauf que la durée de vie de ces sacs n’excède pas 3 ans.
Bien sur, il est possible aujourd’hui de fabriquer des sacs imputrescibles, mais la loi destinée à défendre l’environnement ne permet pas cette fabrication, et pris par l’urgence, les japonais n’avaient d’autres alternatives que d’utiliser des sacs putrescibles.
Il faudra donc, avant le délai de 3 ans, recommencer l’opération.
Il s’agit aussi de laver le tronc des arbres…de ramasser les feuilles polluées par la radioactivité avec comme but final de permettre à une partie des populations en exode de revenir un jour dans leurs habitations.
Ça, c’est la théorie…en pratique, ca semble un peu plus compliqué.
D’abord parce qu’il parait assez illusoire d’affirmer que la pollution radioactive s’est limitée aux 5 ou 10 cmde surface, laquelle très probablement, avec les pluies, a pu s’enfoncer bien plus profondément, et qu’il serait alors quasi impossible de creuser si profondément sur une telle surface, même si par endroit, la décision de le faire a été prise.
Ensuite parce que déjà, avec seulement 10 cm de terre à décaper, le volume qui serait extrait défie l’imagination : pour 13 000 km², ce qui correspond à la surface réellement polluée, cela représenterait un volume de déblais de 130 milliards de m3, soit 18 500 fois la grande pyramide, et pour les 1000 km²finalement retenus, cela représente tout de même 10 milliards de mètres cubes, soit près de 1500grandes pyramides.
Pour se donner une idée de la surface de stockage que représente toutes ces déblais de terre radioactive mises en sac, lorsque toute la terre des 1000 km² aura été « empaquetée », cela représentera une surface de 27 km de coté, les sacs étant posés les uns à coté des autres.
Enfin, sur les zones rocheuses, il n’y a d’autre solution que de laver, rendant impossible la récupération de l’eau souillée, laquelle rejoindra un jour ou l’autres les nappes phréatiques, déjà largement polluées dans la zone de la centrale.
De plus, au-delà de cette zone, il reste des poches de terre radioactive..
En effet, une mesure récente à fait apparaitre dans un jardin public d’un quartier de Tokyo, à 230 km deFukushima, une radioactivité de 92,335 Bq/m²lien
Rappelons que Tchernobyl, catastrophe nucléaire considérée largement par les experts comme 2 à 3 foismoins grave que Fukushima, avait pollué une superficie de 200 000 km² en Europelien (page 7)
Le plus étonnant c’est la décision de ceux qui tentent de gérer la catastrophe d’acheter des terrains pour entreposer les déchets radioactifs, estimant qu’ils seraient de l’ordre de 28 millions à 55 millions de m3, (pour une superficie de 19 km²) bien éloigné de la réalité qui, comme on l’a vu, est d’au moins 10 milliards de m3Lien (voir date du 14 décembre)
Il faut aussi aborder la question financière, sachant que la note sera bien plus salée que prévue, et atteindrait, en ce qui concerne la dépollution, les 44 milliards d’euros, soit 5 fois plus que prévu initialement. lien
Sauf que cette somme ne concerne qu’une partie de la zone sinistrée, et qu’il faudra aussi dédommager les victimes.
C’est pour cette raison que Tepco vient de demander à l’Etat 7 milliards d’euros supplémentaires.
C’est en effet la 6ème fois que l’exploitant appelle l’état à son secours, la dernière fois remontait à mai 2013, ce qui porte le total des fonds demandés à plus de 33 milliards d’euroslien
L’IRSN (institut de radioprotection et de sureté nucléaire) a mis en ligne l’étude sur le cout d’un accident nucléaire en France.
Celle-ci avait été publiée le 6 novembre 2012, lors d’un forum à Bruxelles.
Dans ce rapport, c’est dans une note en bas de page que l’on pouvait découvrir un autre rapport, celui de laCour des Comptes qui estimait qu’un accident nucléaire majeur pourrait couter à la France jusqu’à 1000 milliards d’euroslien
L’IRSN se limite pourtant à écrire que les conséquences financieres dépasseraient les 400 milliards, mais l’institution ajoute que « le pays serait durablement et fortement traumatisé (…) l’histoire garderait pendant longtemps la mémoire de la catastrophe  », ce qui à la lumière de Tchernobyl ou deFukushima n’étonnera personne. lien
On voit donc bien que, dans le cas du Japon, les conséquences financières sont aujourd’hui largement sous-estimées, et si on commence à additionner les sommes destinées aux dédommagements, à la décontamination, en y ajoutant le prix global du démantèlement, on devine aisément que la facture sera lourde.
Question assurance, selon « Assuratome », le Japon ne disposait que de 728 millions pour couvrir le risque « responsabilité civile »… en France ce montant se limite à 522 millionslien
Il faut pose maintenant la question de l’éventuelle date de retour des populations dans leurs habitations, une fois la dépollution effectuée.
Le gouvernement assure que dans ou 4 ans le chantier de décontamination sera terminé, ce qui parait bien optimiste, car pour permettre cet éventuel retour à la normale, un autre chantier titanesque s’ouvrira : nettoyer maison par maison, nettoyer les toits, les murs, gérer les boues issues des eaux usées évacuées, et trouver de l’eau potable, car il est probable que les nappes soient largement polluées…lien
Et puis, depuis le temps, la nature a repris ses droits, les animaux domestiques laissés à eux même se sont croisés avec des animaux sauvages, et d’après les observations, ils se seraient multipliés.
Chiens, chats, cochons, bovidés, abandonnés à eux même survivent comme ils peuvent, comme on peut le voir dans cette courte vidéo, et avec google, il est possible de faire une visite du territoire abandonné. lien
Combien reste-t-il d’animaux vivants sur les 30 000 porcs, les 600 000 poulets, les 10 000 vaches ? lien
Quant au chantier de la centrale elle-même, rien ne vaut les témoignages de ceux qui, bravant la loi d’interdiction, racontent leur vie de liquidateur, depuis le jour de l’accident.
Ils s’appellent Happy et Sunny.
Extraits :
Happy : « dans le réacteur n°4, ils ont commencé à extraire des combustibles usés, mais pour les trois autres réacteurs, ils n’ont pas de plan. On ne sait pas dans quel état sont ces produits nucléaires qui ont fondu ».
Sunny : « c’est surtout devant le réacteur n°3 que la radioactivité est intense, car à l’intérieur s’est produite une fusion de combustible MOX, un mélange de plutonium et d’uranium. Immédiatement après l’accident, des travailleurs ont été exposés à 70 millisieverts de radioactivité pendant 3 jours ». (Pour information, c’est l’industrie nucléaire française qui l’a fabriqué).
Happy : « …sur le site vivent de gros rats et des serpents  ».
Sunny : « nous proposons que les conduites d’eau à travers lesquels s’écoule l’eau contaminée soient en métal, mais Tepco tarde à le faire, disant qu’il n’y a pas d’argent pour cela. Ces tuyaux ont été installés immédiatement après l’accident, donc si enchevêtrés qu’on ne sait pas à quoi ils sont reliés. Si une fuite se produit la nuit, on ne peut pas en connaitre la cause ».
Happy : « même de jour, on ne peut pas (…) on n’examine pas les choses d’assez près, donc tout se délabrera et il pourra s’ensuivre des accidents irréparables. Si la compagnie Tepco à l’intention d’utiliser ces installations et ces dispositifs pendant plus de 10 ans, elle doit construire non pas du temporaire, mais du durable ».
L’intégralité de leur témoignage est sur ce lien.
Plus grave, c’est avec la complicité des mafias japonaises que les entreprises sous traitantes emploient des sans-abri (vidéo), en gardant les 2/3 de leurs salaires, sous prétexte de frais. lien
En résumé, il a fallu une fois de plus un concours de circonstances pour que « l’énergie la plus saine et la moins dangereuse pour l’environnement » devienne d’un seul coup la plus dangereuse et la plus polluante. lien
Comme dit mon vieil ami africain : « rouler les mécaniques, c’est une maladie humaine ».
L’image illustrant l’article vient de « mondetdg.blog.tdg.ch »
Merci aux internautes de leur aide précieuse
Olivier Cabanel

Surface Libre ?

Un liquide dans un récipient, en prend toujours la forme, il n’a donc pas de forme propre.
Lorsqu’il est au repos, sa surface est toujours plane et horizontale : on dit qu’il a une surface libre.
Mais là n'est pas la question...