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Etudiant en art et ethnologie, rêveur et grand amateur de surfaces libres.

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Les articles et documentaires que je partage ici posent des questions mais ne reflètent pas nécessairement mon point de vue dans sa totalité sauf si je suis l'auteur du document partagé.

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Les statues meurent aussi


 Article source d'Arte




 

Un court métrage d' Alain Resnais et Chris Marker
(France – 1950 – 30min – Documentaire – N & B)



Réalisation : Alain Resnais, Chris Marker
Textes : Chris Marker
Dits par : Jean Négroni
Images : Ghislain Cloquet
Musique : Guy Bernard
Son : Studios Marignan
Montage : Alain Resnais
Montage son : Henri Colpi
Production : Tadié Cinéma, Présence Africaine


Synopsis : A travers l'art africain et plus spécialement les statues et les masques nègres, Alain Resnais filme une virulente diatribe contre les insoupçonnables méfaits du colonialisme des créations authentiques, liées à la spécificité de la culture panthéiste et magique de ces régions pour la remplacer, petit à petit, par une activité artistique commerciale mercantile et de série...





« Les statues meurent aussi » est une commande de la revue « Présence africaine ». Commencé en 1951, achevé en 1953, il ne sera projeté intégralement qu’en 1968 après quinze ans d’interdiction.
<<« Les statues meurent aussi » …voici un film dont on a beaucoup parlé. Un peu trop, sans doute. Et il est probable que relâché par une censure qui le garde sous clef depuis 10 ans, il décevrait. Le « colonialisme » qu ‘il met en accusation dans sa dernière partie, qui le revendique en ces temps éclairés et décolonisateurs que nous vivons ? En fait, et même à l’époque de sa réalisation, les raisons de ce « Grandeur et décadence de l’art nègre » n’ont jamais été très claires. Elles visaient vraisemblablement plus la forme que le fond et plus précisément une certaine règle du jeu, un certain code non respecté de la « forme ». Ainsi, des fonctionnaires qui apparaissaient au hasard des bandes d’actualités utilisées dans la dernière bobine, et dont le visage était aussi inconnu des auteurs que du public, n’ont jamais pu se défaire de l’idée (étrangement flatteuse) qu’ils étaient pris personnellement à partie. Or il est bien établi que le pamphlet, genre admis et honoré en littérature, ne l’est pas au cinéma, divertissement des masses. >>
Chris Marker. Extrait de son ouvrage « Commentaires » paru au Seuil en 1961.

<< « Il n’a pas paru possible à la commission de suggérer des coupures, tant dans le déroulement des images que dans le commentaire, sous peine d’encouvrir à ses yeux le reproche de se substituer aux auteurs »…
C’est en s’abritant derrière ce « refus de se substituer aux auteurs » que la commission a toujours refusé de nous indiquer ce qui la gênait. Mais un jour, deux membres de la commission sont venus me voir pour me déposséder de la réalisation du film !

(…)

Ils sont venus me voir dans ma salle de montage.Ils me disaient « Vous avez fait un très beau film mais vous comprenez bien qu’on ne peut pas lui donner le visa ! Il suffirait de l’arranger, il est trop beau pour que vous le laissiez perdre… Ne croyez pas que nous soyions contre le contenu, non, non, au contraire ! Si on vous racontait tout ce qu’on sait sur l’Afrique, tout ce qui s’y passe, les villages brûlés… mais me disaient-ils, vous n’en suggérez pas le quart !… Je leur répondais : « je ne fais pas un film sur le colonialisme, ça pourrait éventuellement m’intéresser d’en faire un mais ce n’est pas le sujet de celui-ci ».>>








Partie 1 : 











Partie 2 :










Partie 3 :










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Ce n’est qu’un début...


Source : Mécanopolis
Article placé le 08 nov 2010, par Spencer Delane (Genève) 
Rarement une décision de la Fed aura suscité dans le monde entier un tel tollé des gouvernements, ainsi qu’autant de réactions favorables des marchés en sens opposé.

Canal habituel de réaction du gouvernement chinois vers l’étranger, l’éditorial du China Daily a commenté l’annonce du plan de 600 milliards de dollars avec une sévérité inaccoutumée : « Il est irresponsable pour le pays ayant la principale monnaie de réserve mondiale de maintenir la devise notre argent, votre problème» , poursuivant « …il est injuste pour une économie riche de diluer ses dettes aux dépens de la stabilité de l’économie mondiale et de son système financier ».






Alors que nous sommes à une semaine de l’ouverture du G20 de Séoul, qui promet d’être animé, Cui Tiankai, vice-ministre des Affaires étrangères et négociateur en chef de la préparation de celui-ci a déclaré que « les Etats-Unis nous doivent une explication ». Sous entendu : avant que le G20 ne commence.

Guido Mantega, ministre des finances Brésilien a remarqué que si « tout le monde souhaite le rétablissement de l’économie américaine, ce n’est pas une bonne manière que de jeter des dollars d’un hélicoptère », faisant allusion au surnom du président de la Fed: Helicopter Ben. Le ministre des finances thaïlandais, Korn Chatikavanij, annonçait qu’il était en étroites discussions avec les autres banques centrales de la région afin de « prévenir une spéculation excessive. » De nouvelles mesures de contrôle des capitaux sont désormais attendus en Asie.

Ministre allemand des Finances de la seconde puissance exportatrice mondiale, l’Allemagne, Wolfgang Schäuble a de son côté déclaré  : « Je ne crois pas que les Américains vont résoudre leurs problèmes de cette manière, ils vont poser des problèmes supplémentaires au monde ». En termes plus contournés, Christine Lagarde a déploré que « l’euro porte le poids de cette mesure ».

La guerre des monnaies a été comme prévu relancée. Les tentatives de Tim Geithner d’engager un processus négocié et ordonné de réduction des déséquilibres commerciaux ont fort peu de chance de progresser dans le contexte crée par l’annonce à contre-temps de la Fed. Mais celle-ci avait-elle les moyens de différer ?
Enfin, se singularisant d’une manière particulièrement incongrue, prisonnier d’un personnage qu’il cultive mais qu’il aura des difficultés à tenir jusqu’à la fin de son mandat, Jean-Claude Trichet a affirmé contre vents et marées ne pas avoir « d’indication qui pourrait me faire changer d’opinion sur le fait que la Fed et le gouvernement américain ne suivent pas une stratégie du dollar faible »…

Si l’on se tourne vers les marchés, qui ne l’entendent pas ainsi, un sentiment d’euphorie est partout rencontré, en raison des bonnes affaires qui sont attendues. Pétrole, Or, actions : tout monte allègrement.

En attendant que le même phénomène touche d’autres secteurs des matières premières, le pétrole a poursuivi son envolée de ces derniers jours. La poursuite de la dépréciation du dollar rendant plus attractifs pour les investisseurs utilisant d’autres devises les achats de pétrole, qui sont libellés en dollars. Le baril à 90 dollars devrait être atteint d’ici à la fin de l’année.

D’une manière générale, on s’attend à ce que la spéculation touche les produits alimentaires, se glissant discrètement dans le sillage de variations des cours dues à des tensions momentanées pour les accentuer fortement. Totalement décorrélés des fondamentaux de l’offre et de la demande qui n’expliquent plus rien.
Dans un mouvement d’ensemble, de Wall Street à Tokyo et de Francfort et Paris à Shanghai, les bourses ont sans tardé salué les prochaines émissions des centaines de milliards de dollars. Les investisseurs engageant leurs fonds sans même les attendre. La bourse de Londres a ainsi retrouvé son niveau d’avant l’effondrement de Lehman Brothers. Cela a été aussi le cas des principaux indices de la bourse de New York, le Nasdaq et le Dow Jones.

Les valeurs liées aux matières premières ont été en vedette. Le secteur des métaux précieux n’a pas été en reste. L’once d’or a pour la première fois franchi le seuil de 1.390 dollars. Sur le plan monétaire, si l’euro continuait de grimper par rapport au dollar, atteignant son cours le plus élevé depuis dix mois, ce n’était pas le cas du yen, dont la hausse du cours avait largement anticipé les événements.

Les banques centrales, toutes réunies dans la foulée de la Fed au cas où, se sont contentées de maintenir dans l’immédiat leur dispositif et, dans le cas des Japonais et des Britanniques, de se préparer à suivre celle-ci en s’engageant à leur tour dans des programmes d’émission monétaire. La Fed aura donné le coup d’envoi de mesures qui, mêmes mesurées, en appelleront d’autres de même nature.

Enfin, le marché obligataire à moyen terme – le secteur où il a été annoncé que la Fed allait engager des acquisitions – en a tiré de premières conséquences : le rendement du bon du Trésor à 10 ans a chuté à 2,484% contre 2,619% mercredi soir. C’est encore trop timide, mais cela indique la tendance.

Tous les effets attendus du démarrage de la planche à billet américaine sont donc sans surprise excessive au rendez-vous. En attendant qu’elles ne s’amplifient.

Au chapitre des réactions sur ses effets positifs, il n’a pu être enregistré jusqu’alors que la déclaration de Paul Volcker, conseiller de Barack Obama et ancien président de la Fed : « Je ne pense pas que ce soutien à la croissance sera très étendu ». Ainsi que celle de Caroline Atkinson, porte-parole du FMI, qui a estimé qu’il « pourrait être modeste ». C’est maigre.

Jamais en retard d’une occasion d’illustrer son excellence présumée dans le domaine de l’analyse des marchés, Goldman Sachs vient pour sa part de prédire qu’après QE 2, QE 3 devra être lancé. Entendez : que la Fed devra s’engager au-delà, en accentuant son programme d’émission monétaire. Une option qu’elle n’a pas écarté formellement, en expliquant qu’elle allait scruter la réaction de l’économie au fur et à mesure de ses achats mensuels de bons du Trésor.

Dans un éditorial particulièrement critique, le Financial Times concluait son analyse des mesures de la Fed en craignant qu’elles ne soient pas assez « radicales ». Evoquant la nécessité d’adopter des objectifs d’inflation plus élevés, une option considérée comme trop « risqué » après avoir été évaluée. Selon le FT, la Fed pourrait être obligée d’y revenir prochainement.


Une phrase sans appel émerge de l’article : « Les Etats-Unis sont embourbés dans la mère de toutes les trappes à liquidité »…


François Leclerc, pour le blog de Paul Jorion

La vision des couleurs


Comment et pourquoi, au fil de notre évolution et de celle d'autres espèces, un processus de vision des couleurs extrêmement sophistiqué s'est-il mis en place ? La science a mis en avant le rôle fondamental de notre cerveau et commence à mesurer combien la perception des couleurs peut constituer une information vitale autant qu'illusoire.




Partie 1 :










Partie 2 :










Partie 3 :


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La tentation de l'émeute


Cinq ans après les violences de l'automne 2005 en France, y a-t-il encore des candidats à l'émeute ? Le point de vue des habitants d'un quartier populaire de Villiers-sur-Marne.


Qu'a-t-on fait pour éviter que les émeutes se renouvellent ? Les médias, le pouvoir politique, la hiérarchie policière et les experts de tout bord ont souvent simplifié le débat et réduit au silence la population des quartiers concernés. Que sont devenus les émeutiers et que reste-t-il de leur motivation ? Ce film veut rendre la parole aux habitants de ces quartiers : émeutiers d'hier ou de demain, parents, éducateurs ou simples acteurs de la vie locale. Ils s'appellent Moussa, Mara, Paul ou Penda. Ils habitent aux Hautes-Noues, quartier populaire de Villiers-sur-Marne, marqué comme tant d'autres par la pauvreté, le chômage des jeunes et la ségrégation urbaine. Ils nous disent les raisons de leur colère, et ce qui parfois en découle : la tentation de l'émeute.





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Fureur de la jeunesse, colère des exclus... : il souffle sur la planète un vent de révolte inédit par son ampleur. Enquête en Grèce, au Danemark et en Chine.

Des pierres volent ; des grenades lacrymogènes fusent ; des silhouettes juvéniles et encapuchonnées défient l'uniforme, parfois au péril de leur vie. Sur tous les continents, la jeunesse est aujourd'hui en première ligne pour porter la contestation et faire entendre sa voix. La dernière décennie a ainsi connu plus de désordres civils que les années 1960. Pour la seule année 2009, plus de cinq cent vingt-quatre émeutes ont été répertoriées dans le monde, dont près d'un tiers pour la seule Europe. Les auteurs de ce documentaire se sont intéressés à plusieurs mouvements de révolte : celui qui a embrasé la Grèce en 2008, celui qui a mis à feu Copenhague en 2007 et celui qui, en 2010, a secoué Suzhou et Shenzhen, en Chine, au coeur de "l'usine du monde". Les étudiants, marginaux militants altermondialistes ou ouvriers qu'ils ont rencontrés, exposent leur combat, leurs attentes et leurs réflexions sur ce monde qu'ils appellent à changer. Des témoignages complétés par les interventions du sociologue français Alain Bertho et du philosophe Toni Negri.





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Un liquide dans un récipient, en prend toujours la forme, il n’a donc pas de forme propre.
Lorsqu’il est au repos, sa surface est toujours plane et horizontale : on dit qu’il a une surface libre.
Mais là n'est pas la question...